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Les cybermédias indépendants :
Définition, historique et état des lieux

Publié dans le cadre du Colloque de la presse alternative, août 1999
par Monique Fréchette

  • Introduction
  • Définition
  • Premiers arrivants
  • L'évolution
  • Grandeurs et misères
  • Les modèles de financement
  • L'avenir


  • Introduction

    Déjà l'évolution de la présence francophone des cybermédias indépendants sur l'Internet nous permet de jeter les bases d'une réflexion pour l'avenir. Notons aussi que la reconnaissance et les difficultés de survie de ces nouvelles formes d'écriture et de transmission de l'information sont les principales préoccupations qui ont justifié ce document. Il ne s'agit pas ici d'une étude scientifique mais bien d'un regard sur les événements et les témoignages qui retracent l'origine et l'évolution de ces nouveaux moyens d'information et d'éducation.

    Ce texte vise donc à faire le point sur le cheminement des cybermédias indépendants et alternatifs sur l'Internet francophone. Nous espérons qu'il vous aidera à mieux connaître ce phénomène qui s'inscrit dans les nouveaux modèles de diffusion de la presse libre. Finalement, aux fins du Colloque de la presse alternative au Québec, les conclusions de cette brève recherche vous suggèrent quelques lignes d'actions à explorer.

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    Définition

    Malgré que l'Internet commence à avoir l'âge de raison, le phénomène des cybermédias indépendants reste encore méconnu. L'Internet a donné naissance à un nouvel espace d'écriture pour le commun des mortels et surtout à la possibilité de rejoindre un lectorat auparavant réservé à l'univers clos et restrictif des maisons d'édition et des médias conventionnels. Toutefois, il est important de ne pas fondre les multiples expériences d'écriture auxquelles donnent lieu l'accessibilité et la souplesse du cyberespace dans un seul et unique grand bassin expérimental. Donc, avant toute chose, je tenterai brièvement de définir ce que sont les cybermédias indépendants et alternatifs.

    Tout d'abord le préfixe "cyber", cette expression consacrée pour identifier le nouvel espace technologique, nous signale qu'il s'agit d'une composante propre au cyberespace. Le cybermédia serait, par conséquent, une créature qui a son origine et vit dans les limites du cyberespace. Les médias de toute nature, presse écrite, radio, télévision qui utilisent l'Internet comme moyen parallèle à leurs productions d'origine ne peuvent donc être considérés comme des cybermédias au sens strict du terme.

    Vient ensuite la terminaison "média", on peut ici s'entendre sur la définition populaire qui veut qu'il s'agisse d'un contenu d'information qui vise un large public et qui a une périodicité fixe (quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle). Conséquemment, il s'agirait de productions périodiques véhiculant des contenus d'actualité, d'information et d'éducation. Dans le cas particulier de la presse alternative, on peut ajouter qu'il peut s'agir d'analyse critique.

    Finalement, le terme "indépendant " prend une importance prépondérante dans notre définition. Au sens strict, le Petit Larousse défini l'indépendance comme la situation d'une personne ou d'une collectivité qui n'est pas soumise à une autre autorité. On peut donc en déduire que le cybermédia indépendant a une liberté d'expression et d'action qui n'est pas entravée par des engagements (financiers ou autres) envers un commettant (corporatif, commandite, etc.)

    Il est aussi primordial de considérer, pour les fins de ce texte, l'aspect "alternatif" ou "libre" qui est sous-entendu dans le terme "indépendant". Sans prendre la forme statutaire, il est juste de constater que les cybermédias indépendants offrent généralement une approche critique des événements socioéconomiques et sont souvent associés à une certaine "gauche" politique. Toutefois, il ne serait pas opportun ici d'en faire une règle afin de ne pas limiter les observations à un éventail trop restreint de nouveaux modèles d'information en développement dans le cyberespace.

    En résumé, le cybermédia indépendant est un moyen d'information périodique qui publie, spécifiquement dans le cyberespace, un contenu d'actualité* au bénéfice d'un grand public et dont la ligne éditoriale n'est pas entravée par un commettant.

    *"Actualité" est ici prise dans son sens le plus large possible.

    Il est aussi important de préciser que le cybermédia se différencie de ses homologues traditionnels. On remarquera que souvent les médias conventionnels utilisent l'Internet comme un moyen complémentaire de diffusion et ne rendent habituellement pas disponible la totalité de leur production sur l'Internet. Pour l'instant, les producteurs de la presse écrite utilisent l'Internet comme une vitrine promotionnelle plutôt que comme un moyen privilégié de diffusion. Au contraire, le cybermédia est un diffuseur cybernétique d'information pour qui le réseau est l'unique voie de transmission et il lui serait difficile de transposer intégralement le résultat de son travail sur le papier. Cette nuance fait du cybermédia une créature hybride souvent boudée et peu reconnue par ses confrères de l'écrit conventionnel.

    Qui sont-ils?

    Voici quelques sites québécois qui peuvent être qualifiés de cybermédias indépendants et alternatifs : Chaos, Chronique de l'Itinérant électronique, Dazibao, Hermès, MétaFuturs, Le Québécois Libre, TPCMag.

    Cette liste n'est pas exhaustive et il existe probablement d'autres cybermédias qui vivent discrètement dans le cyberespace québécois.

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    Les premiers arrivants

    Les premières expériences de cybermédias indépendants sont nées de façon délibérée ou, plus ou moins, accidentelle. Après tout, rares étaient ceux qui savaient vraiment d'en quoi ils s'embarquaient, ce qui demeure encore relativement vrai aujourd'hui! Si l'Internet fait souvent appel au vocabulaire maritime, il serait juste de dire qu'ils ignoraient quelle galère les attendait. Certains d'entre-eux auront survécu mais plusieurs auront perdu pied pour des raisons que nous regarderons plus loin.

    En réalité, les premiers cybermédias indépendants sont nés, non pas sur le Web, mais bien par le courrier électronique. D'ailleurs, l'habitude de transmettre les sommaires ou le contenu entier des cybermédias par courrier électronique à partir de listes d'abonnés tire ses origines des toutes premières expériences de l'Internet. Prenons en exemple, les Chroniques de Cybérie, la Lettre du bibliothécaire et Branchez-Vous! qui constituèrent leur lectorat d'origine à partir de chroniques distribuées uniquement par courrier électronique. Les sites Web de ces tous premiers pionniers de l'Internet viendront un peu plus tard.

    L'impact des premiers arrivants n'est pas sans importance puisque ceux qui ont pu persévérer dans leur présence sur l'Internet ont développer un important lectorat et une notoriété difficile à atteindre, à court terme, par le nouveau venu d'aujourd'hui qui doit faire face à une concurrence féroce et, surtout, commerciale. Ces pionniers parfois téméraires auront tracé la voie à plusieurs et défini des modèles qui ont fait école. En 1994, le contenu francophone se faisait rare et ceux qui se sont donnés l'opportunité d'être les premiers en ont retiré, à juste titre, quelques bénéfices.

    Si l'on peut aussi constater que la qualité des contenus a joué un rôle dans la pérennité des premiers arrivants, il serait absolument faux de croire que les nombreuses disparitions puissent être attribuer uniquement à une piètre qualité de l'information. Prenons ici en exemple, le site de "La Rafale", un cybermagazine français qui fit les beaux jours des premiers "rebelles" de l'Internet. Malgré un très haut niveau de contenus et la cote d'amour de milliers d'internautes, cet incontournable de l'évolution du cyberespace a rendu l'âme en novembre 1996.

    David Dufresne, l'auteur de La Rafale, commentait ainsi lors de la fermeture; «Ainsi les limites du petit Web bricolé-maison sont d'une certaine façon atteintes. J'avais surestimé mes forces face à l'isolement et la solitude infligés à tout webmestre de fond qui, comme le coureur du même nom, s'essouffle plus vite à mesure qu'il approche de son but. Comme quoi, finalement, si lancer son WebZine est d'une incroyable simplicité; c'est une autre paire de manche que de le poursuivre».

    On peut conclure de cette première vague d'expérimentation qu'il y eut beaucoup d'appelés mais peu d'élus! Intuition dans la forme, pertinence du contenu, persévérance acharnée, habileté à manipuler les qualités du nouvel espace, tous ces éléments participèrent à la réussite de certains mais il n'en ressortira pas, pour autant, une recette magique.

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    L'évolution

    Les années 1996-1997 vont voir apparaître et disparaître de nombreuses initiatives. On les baptisera de toutes sortes d'épithètes; cybermagazine; netmag; e-zine; webzine et d'autres... Bref, on constate une évidente recherche d'identité pour des médias qui n'ont plus tout à fait les apparences et la dynamique de leurs homologues de papier. Certaines initiatives resteront vaguement dans la mémoire des internautes et sont disparues à tout jamais du cyber-territoire. D'autres restent en ligne comme des statuts de sel, sans mise à jour, désertées par leurs concepteurs et leurs lecteurs, témoins silencieux d'un échec qui nous interroge. C'est le cas, notamment, d'initiatives comme La nouvel cohorte, Le Déviant et Chroma.

    D'autre part, en France, une réflexion sur le Web indépendant s'amorce et donne vie au "Manifeste du Web indépendant" chez U-zine, un regroupement d'indépendants qui prennent conscience que l'ère de l'Internet non-commercial prend fin pour laisser place à une effervescence mercantile inquiétante. Aussi, en janvier 1997, le Cahier Multimédia du journal Le Monde, sous la plume de Xavier de Moulin-Beaufort, publiait un article sur "Les libertaires" d'Internet où il était question de la lutte des sites français indépendants contre une certaine forme de Web marchand.

    Toutefois, l'événement qui marqua définitivement l'année 1997 dans le domaine des cybermédias indépendants fût la fermeture temporaire des Chroniques de Cybérie. Malgré, un fort mouvement de condoléances venu principalement d'Europe et même des offres de supports (sympathiques mais insuffisantes ou inexploitables), les problématiques de la survie des cybermédias indépendants resteront à l'état de constats déplorables.

    Il faudra attendre au début du printemps 1998 pour que Jean-Pierre Cloutier fasse, lui-même, l'autopsie de la situation dans son étude "Contenus québécois sur le Web ; Artisanat ou industrie?" . Si ce rapport nous instruit beaucoup sur l'historique et les mécaniques de financement des cybermédias, il faut admettre que la presse "alternative" n'y trouvera pas vraiment sa place par la suite. Malgré que le rapport fasse mention dans ses recommandations de modèles de financement qui impliquaient une aide gouvernementale (voire, notamment, la chaîne Web d'État), et qui auraient pu soutenir efficacement le petit artisan de l'Internet médiatique, ces propositions seront écartées par les cybermédias indépendants qui avaient déjà pris le chemin de la commercialisation. En l'absence d'une voix concertée de la presse alternative pour faire la promotion des idées mises de l'avant par ce rapport, le gouvernement québécois ne donna jamais suite à celles-ci.

    Suite à la parution du rapport "Cloutier" et devant le silence des alternatifs, il est à se demander si le cybermédia alternatif au Québec existe vraiment? Force est de constater que, s'ils existent, ils se font discrets. Du moins, on ne les verra pas participer à des tables de discussions comme le Forum des inforoutes et du Multimédia. Évidemment, on ne peut se cacher que la question de la reconnaissance de la presse alternative (cyber ou non) n'est pas étrangère à cette absence d'invitation à participer aux grandes orientations de l'information au Québec.

    Alors, qu'en cette année 1998, la majorité des cybermédias québécois opteront pour la voie commerciale (Multimédium, Branchez-vous, les Chroniques de Cybérie qui passeront chez Webdo, etc.), les "cyber-alternatifs" demeureront fidèles à leur définition d'indépendants, par choix ou par fatalité, mais aussi relativement dans l'ombre. Il est clair que l'isolement, dont fait mention David Dufresne, demeure un irritant majeur.

    Aussi en 1998, les orientations et le soutien financier du gouvernement du Québec, notamment du Fonds de l'autoroute de l'information (FAI), favoriseront davantage les producteurs de supports multimédias (logiciels, CD-ROM et cie) qui génèrent des retombées économiques importantes mais s'absenteront de leur aide à la production de contenu des médias d'information dans le cyberespace. Après des débuts chaotiques et de nombreuses ratées dans l'attribution de l'aide financière au projet de développement du cyberespace (UBI, Libertel Montréal, etc.) le FAI resserre l'étau de ses critères d'admission pour ne laisser aucune place aux cybermédias (alternatifs ou pas).

    Le ministère de la Culture et des Communications se tournera aussi principalement vers le développement de l'infrastructure des télécommunications, ne laissant que quelques miettes éparses en aide financière que devra se partager un large éventail de médias de toutes origines et de toutes natures. Toutefois, ici non plus, il ne restera rien pour la production proprement dite du contenu d'information des cybermédias indépendants.

    Devant ces constats peu encourageants, il est pertinent de se pencher sur la réflexion que Jean-Pierre Cloutier faisait dans la conclusion de son étude :

    Le réseau, tout comme la nature, déteste le vide. Il faut donc croire qu'à défaut de pouvoir nous-mêmes produire des contenus qui répondent aux attentes et besoins pluriels des Québécois et Québécoises, des contenus traduits et adaptés, venus d'ailleurs, s'imposeront dans le paysage cybermédiatique.

    Même s'ils sont de qualité et facilement accessibles, ils n'auront pas cette résonnance culturelle profonde, cette correspondance étroite à notre identité qu'ont éloquemment et à maintes reprises affiché les réalisations québécoises en ce domaine.

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    Grandeurs et misères

    La survie de la presse alternative au Québec repose souvent sur les supports humain et financier de ses bénévoles. Dans le cas des cybermédias indépendants, cet énoncé est encore plus véridique.

    Le principal investissement du cybermédia est sa ressource humaine qui verra, d'une part, à la rédaction du contenu mais, aussi, aux tâches de recherche, de maintenance, de mise en page, de correspondance, etc. du produit cybernétique avec toutes les nouvelles règles d'écriture et l'appropriation des technologies informatiques et médiatiques que ces travaux imposent. Aussi, la plus part du temps, les ressources financières seront puisées à même le porte-monnaie personnel des initiateurs. La pauvreté des moyens oblige souvent à négliger les activités promotionnelles et le développement qu'exigent le recrutement de commanditaires et la croissance d'un lectorat sur l'Internet comme ailleurs.

    On peut avancer sans se tromper que l'épuisement de sa ressource humaine est, à l'heure actuelle, le pire ennemi du cybermédia indépendant qui ne pourra compter encore éternellement sur la dévotion de ses pionniers qui tiennent à bout de bras et sans rémunération le développement de l'Internet francophone indépendant au Québec.

    Il est évident que les difficultés financières viennent au premier rang de la survie précaire et du développement des cybermédias indépendants. Le problème est encore plus criant lorsqu'il s'agit d'un produit alternatif et non-commercial. Mais encore...

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    Les modèles de financement

    L'Internet développe ses propres modèles de financement et il serait utopique de vouloir y appliquer les modes conventionnels.

    Tout d'abord, l'abonnement individuel aux médias d'information sur Internet n'a remporté que très peu de succès. L'internaute n'aime pas payer pour s'approprier l'information sur Internet et, à ce jour, seulement quelques grands médias américains ont réussi à tirer quelques bénéfices (loin de la rentabilité) de cette source de financement. Il serait tout à fait illusoire de penser qu'un cybermédia alternatif québécois puisse avec le bassin potentiel de lecteurs et de lectrices francophones, même international, survivre ou même avoir un succès quelconque avec un accès payant à son contenu.

    Le bandeau publicitaire engendre aussi sa part de problèmes et de déceptions. La vente de publicité sur Internet au Québec n'a toujours pas rempli ses promesses. Malgré une augmentation de la publicité en ligne, le moyen est encore sous-utilisé par les commanditaires traditionnels. Plusieurs raisons ont été identifiées, toutefois la connaissance des causes n'a pas encore amené les vraies solutions et les clients à investir sur le réseau des réseaux. Soyons lucides! Si, au Québec, le grand réseau des médias commerciaux voit le jour d'obtenir suffisamment de revenu de vente publicitaire pour s'assurer une rentabilité sur Internet, comment un cybermédia indépendant pourrait-il espérer faire mieux? Il faut aussi tenir compte que les commanditaires potentiels de la presse alternative se restreignent à un nombre limité souvent issu des milieux sociaux et culturels qui ont, eux-mêmes, vu leur revenu baisser dramatiquement dans les dernières années.

    Précédemment, nous avons vu qu'en 1999 l'aide gouvernementale est absente du financement des cybermédias indépendants au Québec. Toutefois, force est de constater que, sans l'aide gouvernementale, il ne reste guère d'avenues de solutions au financement de la presse alternative sur Internet. À ce chapitre, un important débat reste à faire.

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    L'avenir

    Nous n'avons pas abordé dans ce texte les grandes questions philosophiques qui entourent la survie de la presse alternative au Québec. La recherche d'identité ne semble pas singulière aux cybermédias mais aussi à l'ensemble de la presse alternative. Il serait important de pouvoir répondre à certains postulats concernant la place que tient et devra tenir le média alternatif dans l'avenir de l'information. Qu'il soit sur Internet ou sur papier, les acteurs de la presse alternative devront s'armer d'une argumentation qui soutiendra leurs actions. Tant et aussi longtemps, que le rôle que joue la presse alternative dans la société et le cyberespace demeurera mal défini et méconnu du grand public, il aura pour effet d'en diminuer l'importance et l'adhésion d'un large lectorat.

    À la lumière de ce qui précède, on peut conclure que l'isolement et le manque de ressources chez les cybermédias indépendants sont à l'origine d'une absence d'intervention auprès des décideurs gouvernementaux. Il sera primordial de développer des lieux d'échanges et de cohésion pour renforcer le droit de paroles des cybermédias alternatifs au Québec. À cet effet, la récente initiative d'un groupe de médias alternatifs pour faire reconnaître la présence des médias indépendants à la table de discussions du Forum de l'autoroute de l'information est un premier pas dans cette direction.

    L'intérêt des supporteurs sociaux et culturels pour la publicité en ligne est un domaine qu'il faudra exploiter. D'ailleurs, la participation financière des différents intervenants gouvernementaux, sociaux et culturels passera par la reconnaissance des cybermédias indépendants. Aussi, il n'est pas encore venu le temps où la simple publicité en ligne puisse faire le succès d'un produit cybernétique. Conséquemment, la promotion des cybermédias alternatifs devra aussi recevoir l'appui de ses homologues traditionnels qui devront s'engager à offrir une visibilité médiatique à leurs collègues du cyberespace. Cet échange de promotion pourra être tout aussi vrai à l'inverse.

    Ce bref survol, nous permet d'entrevoir les bases d'un large chantier de construction où la solidarité et la cohérence du discours seront garants de l'avenir. Le colloque de la presse alternative au Québec est l'occasion privilégiée de venir en discuter. Rien n'est gagné d'avance et tout reste à faire!

    Monique Fréchette

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    Quelques références :

    Octobre 1996 - Chroniques de Cybérie - La Rafale, le meilleur site alternatif qu'ait vu le Web francophone, s'éteindra définitivement le 23 novembre prochain...

    Novembre 1996 - Chroniques de Cybérie - Fermeture de Libertel Montréal

    Janvier 1997 - Chroniques de Cybérie - Survie des Webs indépendants

    Août 1997 - Chroniques de Cybérie - IT Informer cesse d'informer

    Juillet 1998 - Chroniques de Cybérie - ÉconoMédia doublement orphelin

    Février 1999 - Chroniques de Cybérie - Le Computer-Mediated Communication Magazine dont nous vous parlions encore récemment cesse de publier...


    Juillet 1997 - Nouveau Libertel Montréal - Qui paie pour le Nouveau Libertel? La plus importante source de revenus provient des frais d'abonnement de ses membres. Les dons en nature et/ou monétaire des individus et des corporations sont aussi essentiels.


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