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Syndicalisation chez Wal-Mart : du locale à l'internationale
Journée internationale de la femme :
Nouvelles publications
À l'agenda en mars 2005
 

La chronique
Le Site du monde du travail

Vol. 8, no 2,
7 mars 2005

Le cybermagazine des travailleurs et des travailleuses vous propose une revue des actualités nationales et internationales du monde du travail et du syndicalisme.
 

Rédaction et production
Signature Monique Fréchette

 

 

cubeSyndicalisation chez Wal-Mart : du locale à l'internationale

L'annonce de la fermeture du magasin Wal-Mart à Jonquière, le 9 février dernier, a confirmé qu'à l'instar des campagnes de syndicalisation des restaurants McDo au Québec, la stratégie de la clé dans la porte semble le seul langage que sont prêt à tenir les multinationales milliardaires pour contrer la législation du travail qui permet le droit à la syndicalisation au Québec.

Toutefois, la manoeuvre de Wal-Mart à Jonquière pourrait s'avérer être son talon d'Achille au Québec. Une partie de la population québécoise, dont le taux de syndicalisation avoisine les 40 %, a accueilli avec énormément de scepticisme les raisons économiques avancées par Wal-Mart pour justifier la fermeture du magasin de Jonquière. Un vague d'indignation publique et d'invitation au boycott a rapidement suivie l'annonce de la fermeture de Jonquière.

Pour leur part, les représentants syndicaux locaux et nationaux ont redoublé d'ardeur dans leur campagne de syndicalisation des magasins Wal-Mart.

Jonquière : Le premier en Amérique du Nord mais pas le seul

Rappelons qu'une décision de la Commission des relations de travail du Québec (CRTQ) en août 2004 avait accrédité les Travailleurs et travailleuses unis de l'alimentation et du commerce (TUAC Canada) au magasin Wal-Mart de Jonquière. Le Wal-Mart de Jonquière devenait ainsi le premier magasin syndiqué de la chaîne Wal-Mart dans toute l'Amérique du Nord. Par la suite, la CRTQ a accrédité en janvier 2005, les employé-es d'un Wal-Mart à Saint-Hyacinthe. Les TUAC Canada ont aussi des requêtes en accréditation en attente visant les employé-es de 12 autres établissements de Wal-Mart Canada au Québec, en Saskatchewan et en Colombie-Britannique.

De plus, dans un communiqué publié le 2 mars dernier, les TUAC mentionnaient qu'un vote de représentation à un magasin Wal-Mart à Windsor pourrait avoir lieu la semaine suivante à la suite d’une demande d’accréditation à la Commission des relations du travail de l’Ontario (CRTO). Le syndicat TUAC Canada a déposé une demande d’accréditation auprès de la CRTO en vue de représenter les employés au magasin Wal-Mart situé au 7100 Tecumseh Road East à Windsor en Ontario.

La réplique des leaders syndicaux : Non à l'intimidation!

Le 11 février, le directeur national des TUAC Canada, Michael J. Fraser, a déclaré en réponse à l'annonce par Wal-Mart Canada de la fermeture de son magasin « non rentable » de Jonquière. « Il y a environ six mois, 200 hommes et femmes à Jonquière sont devenus de nouveaux adhérents de notre syndicat. En raison de cela – parce qu'ils ont exercé leur droit légal de se joindre à un syndicat – leur employeur a décidé de les punir très sévèrement en se servant d'eux, de leurs familles et de la communauté comme exemple. »

« Wal-Mart, qui contrôle maintenant la vie de travail de 70 000 Canadiens et Canadiennes, a pris la décision que le coût de se débarrasser de 200 employés à Jonquière est un bon investissement à long terme parce qu'il inspire la peur parmi le reste de ses employés à travers le Canada et les États-Unis. » a ajouté le directeur national des TUAC.

Le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), M. Henri Massé, a tenu à préciser « En annonçant la fermeture de son magasin de Jonquière, cette multinationale du commerce de détail commet une erreur majeure au plan corporatif tout en persistant dans une campagne antisyndicale de mépris et d’intimidation qui ne fera qu’alimenter sa réputation de piètre citoyen corporatif ».

« Nous demandons que le ministre du Travail, Michel Després, donne suite à son acceptation de l’arbitrage de première convention collective en nommant de toute urgence un arbitre qui puisse traiter ce dossier avec toute la célérité qui s’impose. Il s’agirait là d’un message clair du gouvernement à Wal-Mart qu’il existe un régime de relations de travail et des lois que toute entreprise doit respecter chez nous », a ajouté le président de la FTQ.

Par ailleurs, les TUAC ont annoncé qu'ils allaient déposer une plainte de pratiques déloyales de travail contre Wal-Mart pour avoir négocié de mauvaise foi. Les TUAC affirment qu'il est évident qu'au cours des deux derniers mois, la compagnie négociait seulement pour les apparences. Michael J. Fraser ajoute « Wal-Mart n'a jamais eu l'intention de conclure une convention collective. Wal-Mart a pris la décision de fermer le magasin bien avant que nous nous asseyions avec elle à la table de négociation. La décision a été prise le jour où la commission des relations du travail a accrédité le syndicat. »

Wal-Mart se fait rabrouer par le CRTQ pour ses pratiques antisyndicales

Malgré ses milliards et ses gymnastiques juridiques, il est clair que Wal-Mart ne pourra se soustraire impunément aux lois du travail du Québec et aux jugements des tribunaux. En l'occurrence, dans une décision rendue le 25 février dernier, la Commission des relations du travail du Québec a trouvé la compagnie Wal-Mart coupable d'avoir cherché à entraver la formation d'un syndicat à son magasin de Sainte-Foy à Québec. La Commission a ordonné à Wal-Mart de cesser d'intimider et de harceler ses salariés favorables à la syndicalisation. Elle a ordonné également à Wal-Mart d'afficher cette décision dans un endroit bien en vue dans la cantine des employés pour une période de 30 jours.

Une répercussion internationale

L'annonce de la fermeture du magasin de Jonquière s'est répandue comme une traînée de poudre sur la scène internationale en faisant, notamment, la manchette des nombreux sites Web syndicaux. L'Union des travailleurs de l'alimentation et du commerce (UFCW), à laquelle sont affiliés l'AFL-CIO aux États-Unis et les TUAC au Canada, a mis une pétition en ligne pour dénoncer le comportement antisyndical de Wal-Mart à Jonquière.

Les TUAC Canada maintiennent toujours leur site Web www.employeswalmartcanada.com qui fait la promotion de la syndicalisation pour les travailleurs et les travailleuses de Wal-Mart au Canada.

L'organisation syndicale internationale UNI Commerce a depuis plusieurs mois mis en ligne une section très complète qui présente les actualités et tous les sites reliés aux campagnes de syndicalisation chez Wal-Mart dans le monde. Évidemment, on y parle de Jonquière et de Saint-Hyacinthe au Québec.

Wal-Mart : Un mauvais employeur aux États-Unis

Comme le mentionne un article de l'Union internationale des travailleurs de l'alimentation, de l'agriculture, de l'hôtellerie- restauration, du tabac et des branches connexes (UITA) du 25 février 2005, Wal-Mart est également sous les feux de la rampe aux États-Unis après un règlement scandaleux avec le ministère fédéral du Travail suite à des infractions aux lois sur le travail des enfants dans 24 établissements de trois états.

La plainte portait sur 85 employé-es de moins de 18 ans et faisait état d’utilisation de machinerie dangereuse, d’heures de travail trop longues, de travail durant les heures de classes, etc. Sans admettre sa culpabilité, Wal-Mart a accepté de verser des amendes totalisant USD 135 450 pour clore le dossier. Dans le cadre du règlement, le ministère du Travail s'est formellement engagé à donner à la société un préavis de 15 jours avant d’enquêter sur toute nouvelle plainte – un délai largement suffisant pour permettre à la société de licencier les plaignant-es.

Les protestations des organisations syndicales et d’autres organisations ont incité le Congrès des États-Unis à demander un réexamen de la décision dans le cadre d’une enquête interne du ministère du Travail. Le Procureur général de l’état du Connecticut a demandé l’instauration d’une enquête nationale sur les abus en matière de travail des enfants chez Wal-Mart.

Un bras de fer à finir !

La visibilité syndicale internationale que génère la campagne canadienne de syndicalisation chez Wal-Mart semble participer à la ferveur du mouvement international pour la syndicalisation des Wal-Mart dans le monde. D'ailleurs, le bras de fer qu'a décidé de mener Wal-Mart contre les syndicats et son arrogance face aux législations du travail pourraient bien finir par lui coûter cher. On assiste ici à un bel exemple où une multinationale croit qu'elle peut dicter ses règles du jeu à une population et à son gouvernement. Espérons que les tribunaux et les gouvernements demeureront fermes devant les tentatives d'intimidation de Wal-Mart et feront respecter les lois et les droits des travailleurs et des travailleuses.




Journée internationale de la femme

Cette année, la Journée internationale de la femme coïncide avec deux événements internationaux majeurs. Tout d'abord, à New-York se tient la 49e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies qui célèbre le 10e anniversaire (Beijing+10) de la Conférence mondiale des femmes qui s'est tenu à Beijing en 1995.

La Marche mondiale des femmes de 2005 procède, pour sa part, au lancement de sa Charte mondiale des femmes pour l’humanité. Les représentantes des organisations syndicales de nombreux pays participent à ces deux importants rendez-vous pour la défense des droits des femmes.


cube49e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies

Site du 8 mars 2005 à l'ONU

Des femmes syndicalistes du monde entier sont présentes en grand nombre à la 49e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW49) dont les travaux ont débuté à New York le 28 février dernier et se déroule jusqu'au 11 mars 2005. La Confédération internationale des syndicats libres (CISL) a fait savoir que des milliers de représentant-es de la société civile, dont une forte délégation syndicale réunissant une cinquantaine de personnes, des ministres de différents gouvernements et des délégués de haut rang de plus de cent pays discuteront des questions les plus brûlantes qui touchent les femmes de toutes les régions du monde, et examineront les progrès faits dans la réalisation des objectifs fixés lors de la quatrième Conférence mondiale des femmes à Beijing en 1995.

La question des femmes et l’économie est en point de mire à la CSW49. La délégation de Global Unions – qui regroupe les fédérations internationales affiliées à la CISL – entend exprimer ses préoccupations face aux maigres résultats dans la réalisation des objectifs d’égalité de genre au travail. Les femmes syndicalistes continuent à réclamer des politiques qui encouragent la croissance de l’emploi, dans des conditions de travail décent, de protection sociale et de respect des droits fondamentaux des travailleurs.

L'éducation : une priorité pour les filles

L'Internationale de l'Éducation (IE), qui participe à la CSW49, appelle ses organisations membres et ses partenaires à veiller à ce que l'évaluation Beijing+10 n'aille pas de pair avec une dilution des engagements internationaux en faveur des droits des femmes. L'IE mentionne que le risque existe que certains droits entre autres en matière d'égalité, d'émancipation, de sexualité, soient remis en cause. L'IE constate que des gouvernements néo-conservateurs et des groupes religieux sont désireux de « renvoyer les femmes dans leur foyer. »

L'IE ajoute que cette conception a une conséquence directe sur l'éducation : les filles n'ont pas toujours la chance d'aller à l'école, ou si elles y vont, elles n'y restent pas toujours. Le taux de déscolarisation est très supérieur chez les filles parce que les communautés et les familles ne sont pas toujours convaincues de la « rentabilité » de scolariser les filles, parce que les filles doivent s'occuper du foyer quand les parents sont malades (la pandémie de sida a un impact sur le décrochage scolaire des filles).

« Éduquer les filles les rend libres, et cette autonomie, ce pouvoir que les femmes obtiennent, fait peur à certains », note Marta Scarpato, coordinatrice des droits humains et syndicaux à l'IE et membre de la délégation de l'IE à l'ONU.

Lors de l'évaluation Beijing+10 à la CSW49, l'IE, ses affiliées et ses partenaires demanderont aux gouvernements de garantir:

  • Financement adéquat de services publics d'éducation de qualité
  • Égalité d'accès à l'éducation pour les filles et les garçons
  • Mise en place de politiques éducatives inclusives
  • Développement de programmes d'éducation sur les droits humains
  • Accès pour les garçons et les filles à des cours d'éducation sexuelle sur la reproduction et la prévention du VIH/SIDA.

Participation canadienne et québécoise

Au Québec, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), une affiliée de l'IE, participe à la CSW49. Ailleurs au Canada, une délégation de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE), affiliée de l'IE, comprenant des personnes représentant la Fédération des enseignantes et des enseignants de l'Ontario, la Fédération des enseignantes et des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario, l'Alberta Teachers' Association et la Fédération des enseignantes et enseignants de la Colombie-Britannique est aussi présente à la CSW49.

Campagne d’envoi de cartes postales

À l’occasion du 8 mars 2005, l’Internationale des services publics (ISP) lance une campagne d’envoi de cartes postales sur le thème « Agissons maintenant ! » L’ISP fait valoir qu’il n’y a pas d’égalité sans services publics et que les femmes doivent avoir accès aux soins de santé, aux services de santé reproductive, aux services d’accueil des enfants, aux soins de proximité, à l’éducation et aux services essentiels comme l’eau et l’électricité.

L’ISP assiste également à la 49e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies pour faire le bilan, 10 ans plus tard, du Programme d’action de Beijing.


cubeLancement de la Charte des femmes pour l'humanité

La Journée internationale des femmes coïncide cette année avec le début de la Marche mondiale des femmes 2005. Des dizaines de milliers de femmes seront réunies au Brésil pour le lancement de la Charte mondiale des femmes pour l’humanité, qui entreprend un tour du monde. Cette Charte est basée sur cinq grandes valeurs : l’égalité, la solidarité, la justice, la liberté et la paix. Un peu partout, des marches, auxquelles participent les organisations syndicales, sont organisées dans le cadre de la Marche mondiale des femmes.

En Belgique, où l'on célèbre le centenaire du Conseil des femmes, la Fédération générale du travail de Belgique FGTB participe à la marche à relais organisée du 4 au 13 mars. La FGTB sera également présente les 28 et 29 mai à Marseille où sera remise à l'Europe la charte des femmes pour l'humanité.

À Montréal au Québec, se tiendra un rassemblement conviant les femmes de tous les milieux : militantes, travailleuses, syndicalistes et groupes de femmes. Une série d’actions locales et régionales sont également prévues. En outre, devant l’Assemblée nationale, à Québec, les revendications québécoises liées à la Charte seront dévoilées au cours d’une conférence de presse.


cubeFestival international de films organisé par l'OIT

Programme du festival

Cette année, l'Organisation internationale du Travail (OIT) célèbre la Journée internationale de la femme en organisant une table ronde ainsi qu'un festival de films ayant pour thème les réalisatrices de cinéma. L'OIT réitère ainsi son engagement envers l'égalité des genres et l'amélioration de la situation du travail des femmes dans le monde. Le festival de films a lieu du 4 au 10 mars, au CAC Voltaire à Genève.

En hommage aux réalisatrices de cinéma, un domaine dans lequel les femmes qui réussissent sont encore rares, le deuxième Festival international de films organisé par l'OIT proposera des long-métrages du monde entier réalisés par des femmes. Leur travail sensibilise en effet très souvent le public à des problèmes sociaux qui passeraient sans cela inaperçus.


cubeFemmes syndicalistes en Palestine :
une lutte sur tous les fronts

Dans le dernier numéro de son magazine Monde syndical, la CISL a mis en ligne un dossier sur le vécu difficile des femmes palestiniennes. Ce document nous présente le témoignage de syndicalistes palestiniennes qui expliquent comment elles se battent pour innover, pour contrer la résistance des hommes, le manque de disponibilité et d’information des femmes, le manque de moyens, elles témoignent de leur volonté de développer des stratégies alternatives originales.

Malgré un niveau élevé d’instruction, les femmes palestiniennes restent marginalisées sur le marché du travail. Dans un contexte de chômage massif et de boom des emplois précaires et sous-payés, elles sont pourtant les principales victimes de la crise et jouent un rôle essentiel dans les stratégies de survie des familles et des communautés.

« Parce qu’elles sont les premières à perdre leur emploi, les femmes acceptent des conditions de travail déplorables. Mais comment les défendre alors qu’elles ne sont pas considérées comme de véritables travailleuses par la loi ? », explique Abla Masrujeh coordinatrice des femmes de la PGFTU, la centrale syndicale palestinienne affiliée à la CISL.

Dans la foulée de la mission de solidarité menée sur le terrain par le comité des femmes de la CISL, ces témoignages éclairent la lutte quotidienne des femmes syndicalistes palestiniennes. Menée entre les 11 et les 14 janvier 2004 en Israël et en Palestine, la mission de solidarité du Comité des femmes de la CISL s’inscrivait dans la continuité des efforts menés par la CISL pour aider à relancer et soutenir les syndicats palestiniens et israéliens dans leurs efforts en faveur du dialogue et de la coopération. Porteuse d’un message de solidarité et de fraternité au nom de l’ensemble du comité des femmes de la CISL, la délégation, composée de six femmes et présidée par Helen Creed (Australie) a exprimé ardemment le vœux que les femmes syndicalistes des deux parties en conflit puissent jouer un rôle pour faire avancer la cause de la paix.


cubeRencontre avec des femmes syndicalistes

La CMT et la CISL ont mis en ligne récemment des entrevues réalisées avec des femmes syndicalistes provenant de diverses régions du monde. Des femmes qui luttent avec beaucoup de courage pour la reconnaissance des droits des travailleurs et des travailleuses dans leur pays. Je vous invite à faire connaissance avec quatre d'entre elles :


Brésil

Roseanne Gabrienowski est coordinatrice du Département des femmes de la CAT - Central Autonoma de Trabalhadores, une organisation affiliée à la CMT au Brésil - et vice-présidente d'un syndicat de travailleurs du textile. La CMT a réalisé une entrevue avec elle lors de la formation de cadres syndicaux organisée par la CMT et l'IEOI à Ter Nood (Bruxelles) du 17 février au 11 mars 2005. >>>


Honduras

Evangelina Argueta vient du Honduras. Elle représente de la CGT « Central General de Trabajadores » - l'organisation affiliée de la CMT au Honduras. Elle coordonne le projet d'organisation des travailleurs des « maquilas » - cette notion est aujourd'hui associée au processus d'assemblage de composants importés et à l'exportation des produits finis. >>>


Yémen

Hakima Ahmad Al-Rekhemi, 32 ans, est assistante médicale, spécialisée comme aide sage-femme. Travaillant à la fois dans un service de santé public, et dans une clinique privée, elle est responsable de la section des femmes de son syndicat, basé à Thama (à une centaine de kilomètres au sud de Sanaa). Pour lutter contre la pauvreté et pour l’émancipation des femmes, elle souligne l’importance des programmes syndicaux d’éducation des femmes. >>>


Algérie

Membre du directoire de la Wilaya de Chlef, à 200 km d’Alger, Souad Charid est présidente du comité des femmes de cette Wilaya et membre de la Commission nationale des femmes travailleuses de l’UGTA. Dans le cadre de la campagne internationale lancée par la CISL « Les syndicats pour les femmes - les femmes pour les syndicats », la centrale syndicale algérienne UGTA a lancé une campagne de syndicalisation des femmes à l’échelle nationale, avec pour groupe cible prioritaire le secteur textile. Liée à cette campagne d’organisation, l’UGTA mène également campagne contre le harcèlement sexuel, comme nous l’explique Souad Charit (UGTA). >>>





cubeNouvelles publications

boutonLa Fédération internationale des ouvriers de la métallurgie (FIOM) a publié la nouvelle édition de son enquête sur le Pouvoir d'Achat du Temps de Travail 2004. Soixante-douze pays ont été inclus dans cette enquête actualisée. Cette étude sur le pouvoir d'achat des métallurgistes est fondée sur les revenus horaires nets en 2003 - sauf indication contraire - exprimés en temps de travail nécessaire pour l'achat d'un certain nombre d'articles de consommation courante.

boutonLa Centrale des syndicats du Québec (CSQ) a mis en ligne son magazine Santé - L'énergie syndicale en action (format .pdf).

boutonLa Fédération du personnel de soutien scolaire de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) vient de publier son bulletin Le Relais de février 2005.

boutonL'Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail vient de publier le plus récent numéro de son incontournable magazine PISTES de février 2005. Ce numéro aborde plusieurs thèmes de recherche importants pour la santé des personnes au travail.

boutonLa Confédération mondiale du travail (CMT) a le plaisir de nous présenter son nouveau « Manuel sur le fonctionnement de l'OMC » élaboré par le département socio-économique de la CMT. Ce document fait partie de l'ensemble des activités organisées dans le cadre du programme socio-économique lancé en 2003. L'objectif de ce programme est de renforcer les capacités des organisations syndicales des pays du Sud et de servir ainsi d'instrument en vue d'une meilleure compréhension du fonctionnement de l'Organisation mondiale du commerce.

boutonL'Institut de la statistique du Québec a mis en ligne son numéro de janvier 2005 de Flash-info - Travail et rémunération. Au sommaire : le taux d'emploi, la rémunération globale et les perspectives salariales.

boutonVient de paraître, le magazine Nouvelles CSQ de Janvier / Février 2005 de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). Vous y trouverez tous les sujets d'actualité en éducation et plus. Au sommaire : Boulot, marmots, dodo Ouf ! ; L'égalité des chances remise en question ; Un cartel de négociation au collégial ; La chute des taux de diplomation ; La CSQ et la réforme de l'éducation ; et beaucoup d'autres articles.

boutonLe dernier numéro Janvier-Février 2005 de la revue de l'Internationale de l'Éducation (IE), « Mondes de l'Éducation », est maintenant en ligne, vous pouvez le télécharger en format PDF.

bouton Un nouveau rapport des Réseaux canadiens de recherche en politiques publiques (RCRPP) contient un examen de certaines initiatives canadiennes visant à promouvoir le relèvement des compétences des travailleurs peu qualifiés dans le but d’isoler les conditions qui contribuent au succès de ces activités. Dans Skills Upgrading Initiatives in Canada : Regional Case Studies, Richard Brisbois, chercheur, et Ron Saunders, directeur du Réseau de la main-d’œuvre des RCRPP, présentent des études de cas novatrices réalisées dans deux instances législatives canadiennes – des mines de diamant dans les Territoires du Nord-Ouest et des entreprises d’exploitation des sables bitumineux et de camionnage en Alberta. Il s’agit en bonne partie d’efforts spéciaux visant à répondre aux besoins des travailleurs autochtones.

boutonLe ministère du Travail du Québec vient de publier le document « La croissance des taux de salaire négociés au Québec en 2004 - Survol des résultats après trois trimestres ». Le rapport mentionne que les renouvellements de convention collective conclus au cours des trois premiers trimestres de 2004 ont résulté en une hausse annuelle moyenne de 2,2 % des taux de salaire pour la période d'application des clauses salariales. La croissance annuelle moyenne dans le secteur privé s'est établie à 2,1 %, tandis que celle du secteur public était de 3,7 %. Ces résultats sont fondés sur 124 renouvellements touchant 111 291 salariés. La hausse salariale négociée au cours des trois premiers trimestres de 2004 est inférieure de 0,2 % à celle qui a été obtenue l'année précédente, alors que la croissance annuelle s'établissait en moyenne à 2,4 % par année.

Pour en savoir plus, consultez « Les nouvelles publications dans le monde du travail »



cubeÀ l'agenda en mars 2005

bouton La Conférence nord-américaine sur la responsabilite sociale des entreprises aura lieu, les 30 et 31 mars 2005, au Centre de conférences du gouvernement à Ottawa, Canada. Cette conférence de deux jours réunira un groupe de représentants des gouvernements, des travailleurs et des entreprises, des organisations non gouvernementales et des experts du milieu universitaire du Canada, du Mexique et des États-Unis afin d'examiner les avantages et les défis des initiatives en matière de responsabilité sociale des entreprises (RSE) relatives au domaine du travail en Amérique du Nord.

bouton Le 2e Forum alternatif mondial de l’eau se tiendra à Genève (Suisse) du 17 au 20 mars 2005. Ce forum a pour objectif de développer et de promouvoir des institutions et des politiques publiques qui permettent enfin un accès de tous les êtres humains à l’eau potable et une gestion démocratique, solidaire et durable de l’eau.

bouton La Confédération européenne des syndicats (CES) appelle à une Euro-manifestation le samedi 19 mars, à Bruxelles, dans la perspective du prochain Sommet de Printemps qui aura lieu les 22 et 23 mars. Plus de 50 000 participants défileront à Bruxelles pour défendre l’emploi, les droits sociaux et contre la directive Bolkestein sur les services dans le marché intérieur.

bouton Toujours en Belgique, le 19 mars 2005, aura lieu la Marche des jeunes pour l'emploi, l'égalité et l'enseignement gratuit à Bruxelles, départ à 13h à la Gare du Midi. Les jeunes des 2 grandes organisations syndicales, CSC et FGTB, organisent cette marche.

boutonLe 18 et 19 mars 2005, la Fondation Marco Biagi et l'Association d'études internationales et comparatives du droit du travail (ADAPT) présentent une conférence internationale qui se tiendra Rome en Italie sur la stratégie de Lisbonne, le capital humain et l'innovation organisationnelle.

bouton Au Québec, les 14 et 15 mars 2005, le Forum sur la productivité et l'emploi se tiendra à l’hôtel Delta de Québec. Le Forum offrira aux participants une occasion unique d’échanger sur une diversité de mesures innovatrices pour répondre au double défi de la productivité et de l’emploi. Le Forum est organisé par le ministère du Travail avec la participation du Conseil consultatif du travail et de la main-d'oeuvre.

boutonDu 14 au 18 février 2005, avait lieu la Septième réunion régionale européenne de l'Organisation international du travail à Budapest en Hongrie.

Pour en savoir plus, consultez « L'agenda du monde du travail »


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