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Vol. 7, no 2
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Le patronat prépare son argumentaireEn juillet dernier, une enquête réalisée par Ipsos pour la Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises (CGPME) confirmait la popularité des 35 heures auprès des salariés, en particulier ceux qui en bénéficient. La majorité des Français estimerait toutefois que la réduction du temps de travail a pénalisé l'emploi et les entreprises, et qu'il serait donc souhaitable d'assouplir « un peu » la loi. Le 26 août dernier, l'Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM) publiait sur Internet un texte dans lequel elle déclarait « Les 35 heures ont infligé un coup très dur à l’économie nationale (cf. P. Fabra, les Echos du 2 juillet 2004). Il faut donc en sortir dans les meilleures conditions, pour les entreprises comme pour leurs salariés. Et le plus tôt sera le mieux pour revenir par une loi de souplesse sur cette loi de contrainte qui pèse sur la compétitivité des entreprises, et donc sur la croissance et l’emploi. » |
Lire aussi :
« Cette entreprise qui rend malade », un texte de Jacques Voisin, président de la CFTC, 25 août 2004
« Le chantage à l'emploi ne doit pas modifier les 35 heures », dans Libération, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, évoque ce matin les enjeux de la rentrée sociale, 30 août 2004.
35 heures : Ne pas laisser faire !, CFE-CGC - septembre 2004
Le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) vient de rendre une décision qui précise les limites de l'utilisation de l'Internet dans le cadre d'un processus de négociation collective. En effet, l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) s'est réjouit de la décision rendue par le CCRI qui précise que la compagnie MDS Nordion s’est livrée à une pratique déloyale de travail en affichant sur son site Web, dont la compagnie décide unilatéralement du contenu, une foire aux questions portant sur les négociations et la participation à des mesures de grève.
Dans son communiqué du 14 septembre dernier, l'AFPC, qui représente les employés de MDS Nordion, mentionne que l'entreprise a affiché sur son site intranet ses réponses à trois questions qu’auraient posées les employé-e-s relativement aux avantages sociaux, à la possibilité à continuer à travailler pendant une grève et à la nécessité d’être représentés par un agent négociateur.
Le Conseil a ordonné que l’employeur cesse immédiatement de s’ingérer dans les droits de représentation du syndicat; qu'il retire de son site Web les trois questions visées par la plainte; et qu'il s’abstienne d’afficher sur son site Web d’autres questions se rapportant aux négociations quant à la position du syndicat ou de l’employeur, à moins que le syndicat ait donné son accord à leur contenu.
Liens utiles :
Relations du travail et l’internet - Droits du Net.fr
Les syndicats peuvent utiliser l’intranet... sous conditions - CFDT Banques - France - avril 2004
Les syndicalistes ont-ils accès à l'intranet de l'entreprise ? - CFE-CGC - France - septembre 2004
Tout le monde s'accorde pour dire que le pollupostage est un fléau sans fin sur Internet. Qu'il s'agisse de sa boîte de courriels personnel ou de celle de l'entreprise, le nettoyage quotidien de ses indésirables représente une perte de temps considérable que chacun voudrait voir réduite au minimum. Si les dirigeants d'entreprise sont entièrement d'accord pour éliminer la perte de temps causée par le pollupostage et les autres courriels indésirables, il semble qu'il soit peu nombreux à mettre en place de réel moyen d'atteindre leur objectif. Par ailleurs, l'installation de logiciels de filtrage peut parfois causer d'autres désagréments et bloquer la navigation sur l'Internet de façon excessive. Un équilibre qui n'est pas facile à atteindre d'autant plus que les pollueurs du Net ont plus d'un tour dans leur sac.
En outre, Sophos, une entreprise multinationale de protection des entreprises contre les virus et le pollupostage, a dévoilé, en septembre 2004, les résultats d'un sondage sur le courriel indésirable mené auprès de 1 000 membres de la clientèle informaticienne travaillant dans des petites et moyennes entreprises. Ce sondage a révélé qu'à peine 13 pour cent des travailleurs estiment que leur employeur n'est pas tenu d'empêcher la transmission du pollupostage offensant aux boîtes de réception des employés. Toutefois, plus de 50 pour cent des répondants ont jugé que leur employeur devrait prendre des mesures préventives pour s'assurer qu'aucun pourriel au contenu violent, pornographique ou offensant ne soit transmis de quelconque manière au personnel de son entreprise. D'après les spécialistes du pollupostage de Sophos, les courriels de promotion non sollicités représentent plus de 50 pour cent du trafic produit par le courrier électronique. D'ailleurs, selon Sophos, ce pourcentage devrait augmenter l'an prochain.
Lors d'un autre sondage mené auprès d'environ 4 000 petites et moyennes entreprises en avril 2004, Sophos avait constaté que 80 pour cent de ces organisations considéraient le courriel non sollicité comme une cause de perte de productivité. Pourtant, seulement 28 pour cent d'entre elles avaient installé une solution antipollupostage pour corriger la situation. Parmi les raisons invoquées pour expliquer cette négligence, Sophos mentionne que « bon nombre d'entreprises de taille modeste gèrent un budget limité. Elles en viennent à accepter le pollupostage comme une réalité incontournable, parce qu'elles considèrent les logiciels antivirus et les autres mesures de sécurité comme étant nettement plus essentielles. Cependant, comme les virus et le pollupostage poursuivent leur convergence, toutes les entreprises doivent réexaminer la stratégie qu'elles ont élaborée pour leur passerelle et même pour la sécurité de leurs ordinateurs de bureau, en vue de parer aux menaces qui fusent de toutes parts. »
Par ailleurs, en août dernier, la Guilde canadienne des médias s'est plainte qu'un logiciel de filtrage installé à la Société Radio-Canada nuisait au travail des employés. Dans un communiqué du 27 août 2004, la Guilde mentionne que la Société Radio-Canada a installé un logiciel sur ses réseaux informatiques qui bloque l’accès à certains sites sur l’Internet qui sont réputés « inacceptables ». La Société dit qu’elle a acheté le logiciel en question, qui s’appelle Websense, afin de protéger ses réseaux et pour limiter sa responsabilité due, dit-elle, à l’utilisation «inappropriée» de ses sites importuns, tels que ceux qui comprennent du matériel illégal, pornographique ou raciste, ainsi que ceux qui prônent la haine ou la violence.
La Guilde canadienne des médias admet qu'il est difficile de s’opposer à une telle intention. Ce que les membres de la Guilde ont découvert, toutefois, c’est que le logiciel est tellement sensible que les gens ont de la difficulté à effectuer leurs tâches régulières, surtout s’ils sont appelés à faire de la recherche en ligne dans certains domaines jugés «inappropriés» par le logiciel, tels que les services d’annoncées privées ou les casinos en ligne, ou le partage de fichiers. La Guilde mentionne qu'elle est en communication avec la haute direction de la Société ainsi que le services des Relations industrielles, afin de discuter de la question et trouver des solutions.
L’Union internationale des travailleurs de l’alimentation, de l’agriculture, de l’hôtellerie- restauration, du tabac et des branches connexes (UITA), dans son rôle de fédération syndicale internationale représentant les travailleurs et les travailleuses de la chaîne de production du café, a participé activement aux négociations qui ont mené à l’élaboration du «Code commun pour la communauté du café», lancé à Hambourg le 10 septembre. Lorsque sa mise en œuvre sera complétée, le Code devrait s’appliquer à quelque 80 pour cent du marché mondial du café, depuis la culture, la récolte et la torréfaction jusqu’à la commercialisation.
Le Code s’efforce de faire passer les normes sociales environnementales du créneau du commerce équitable dans la commercialisation de masse, par l’inclusion de quatre des plus grandes transnationales du secteur (Kraft, Nestlé, Sara Lee et Tchibo). Du fait de la participation de l’UITA et de ses grandes affiliées africaines et latino-américaines du secteur, le Code appelle à des garanties explicites d’application des conventions de base de l’OIT sur la liberté syndicale, le travail des enfants et le travail forcé, et la non-discrimination. Il représente un progrès significatif sur les codes d’entreprise existants, en stipulant que les employeurs doivent assurer aux travailleurs et aux travailleuses des conditions adéquates de santé et sécurité au travail et garantir un traitement égal à la main-d’œuvre migrante et saisonnière. Les dispositions détaillées et explicites du Code en matière de protection de l’environnement, si elles sont appliquées, contribueront de façon importante à l’adoption de méthodes de production durable.
L’UITA reconnaît que le Code comporte plusieurs éléments positifs, mais insiste sur le fait qu’aucun code ne peut remplacer l’adoption de lois sociales et environnementales exécutoires à l’échelon national et mondial. Les initiatives volontaires, même multilatérales, ne peuvent se substituer à des accords contraignants négociés entre les travailleurs/euses et les employeurs. Enfin, aucun système de vérification ne se substituer à la présence dans les milieux de travail de syndicats forts et indépendants, dont l’essence même est de surveiller le respect des conditions de travail négociées dans le cadre d’un processus de négociation collective.
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