À l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC),
les dirigeantes soulignent la Journée internationale des femmes en évaluant les gains et les pertes en tant
que militantes pour l'égalité au sein du mouvement syndical ainsi que dans la collectivité en général.
Pour elles, l'exercice consiste à prendre du recul par rapport à l'année écoulée et à évaluer les progrès réalisés
en vue d'obtenir la pleine égalité pour TOUTES les femmes, plus particulièrement les plus sous-employées, nommément les femmes
des Premières Nations, les femmes appartenant aux groupes raciaux visibles, les femmes ayant un handicap, les lesbiennes, les aînées et les travailleuses à faible revenu.
Selon l'AFPC, contrairement à ce que disent les médias de grande diffusion et les responsables
politiques, les choses ne vont pas bien pour beaucoup de femmes au Canada. Les efforts
déployés pour nous faire adhérer sans réserve à la mondialisation de l'économie et à tout
ce qui s'y rattache ont un effet catastrophique sur les femmes partout dans le monde.
Cet effet, précise l'AFPC, les femmes travaillant dans le secteur public élargi le ressentent aussi. Non
seulement la privatisation des milieux de travail apporte-t-elle un surcroît d'incertitude et
de stress dans leurs vies sur le plan de la sécurité d'emploi et des salaires, mais il devient
de plus en plus difficile pour les travailleuses d'occuper des emplois à temps plein, ou
plusieurs emplois à temps partiel, tout en répondant aux besoins de leurs familles et à leurs besoins personnels en général.
Dans les faits
Dans les faits, les femmes effectuent encore plus des deux tiers du travail non rémunéré.
S'ajoute à cela le fait que les compressions apportées dans les programmes sociaux, comme les soins de santé, l'éducation, la
garde des enfants, l'aide sociale et d'autres programmes, ont transféré aux femmes des
tâches et des responsabilités qui incombaient autrefois à l'État. Les données
statistiques sont limpides : de plus en plus de travailleuses rentrent chez elles pour effectuer
une charge de travail de plus en plus lourde, à savoir prendre soin des enfants,
s'occuper de personnes âgées et prodiguer des soins à des malades.
Malgré les problématiques qui demeurent, l'AFPC a des belles victoires à fêter au cours de la dernière année.
Mentionnons, le dossier de l'équité salariale, le congé pour une longue période pour prendre soin des parents qui est un
droit pour ses membres sous les conventions collectives du Conseil du Trésor,
le retrait préventif pour les agentes correctionelles enceintes ou qui allaitent qui a été acquis très récemment.
À la Société des Postes, les membres de l'AFPC, ont aussi le droit de prendre un congé
pour une longue période pour les soins et l'éducation de leurs enfants jusqu'à l'âge de 13 ans.
Finalement, l'organisation syndicale a négocié la création d'une Caisse pour la garde des enfants et ont obtenu que la Société des Postes y contribue!