Même si on voulait s'en sortir, on ne pourrait pas! Les événements du 11 septembre aux États-Unis et maintenant les frappes militaires en Afghanistan monopolisent l'actualité jusqu'à nous en donner la nausée.
Pas le choix de se sentir mouiller jusqu'au cou dans cette galère. Où que vous tourniez le regard, ça vous revient en plein visage.
Une impression nauséabonde flotte dans l'air, où que l'on soit sur la planète bleue, qu'importe son camp, on n'est pas sortie de l'auberge!
Après le sentiment d'outrage, le mouvement de condoléances aux étatsuniens et les offres de soutien de tout acabit,
les organisations syndicales ne font pas exception et manifestent leur position en regard des manoeuvres américaines en Afghanistan.
En plus de l'adhésion à des mouvements de paix comme l'ont fait les organisations syndicales canadiennes (voir article ci-haut),
plusieurs leaders syndicaux ont émis depuis une semaine leur opinion face aux conséquences des attentats du 11 septembre 2001.
Je vous rappelle que vous pouvez prendre connaissance des différents communiqués des organisations syndicales dans notre page spéciale.
De façon générale, les leaders syndicaux continuent de dénoncer la barbarie des attaques contre la population américaine et de réclamer l'éradication du terrorisme mondial, toutefois ceux-ci appellent à la tolérance.
Plusieurs organisations mentionnent que la guerre, comme l'a appelé le président américain, contre des peuples déjà lourdement touchés par des conditions de vie désastreuses, n'est pas une solution.
La majorité des organisations s'entendent pour dire qu'une guerre de religion serait injuste et inutilement dévastatrice.
Comme le dit, Alain Olive, secrétaire général de l'UNSA en France «Nous devons refuser les raisonnements qui consistent à théoriser une
guerre de civilisation entre l'occident et le monde arabo-musulman.»
En outre, la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) a réagit aux frappes militaires en Afghanistan
en soulignant la nécessité pour les forces coalisées d'assurer que l'action militaire se concentre exclusivement sur les cibles directement liées aux
réseaux terroristes et d'éviter absolument tout dommage civil. La CISL a également exprimé ses inquiétudes quant aux risques potentiels de
prolongation et d'extension du conflit.
Face à l'hypothèse de mouvements massifs de population afghane fuyant le conflit, la CISL a aussi appelé la Communauté internationale à mettre en
place d'urgence les dispositifs nécessaires pour éviter d'infliger tout drame humanitaire supplémentaire à une population afghane déjà en proie
depuis de nombreuses années à des conditions de vie extrêmement difficiles.
La CISL affirme qu'elle a toujours condamné toutes les formes de terrorisme partout dans le monde. Son secrétaire général Bill Jordan a déclaré «Les réseaux
terroristes sont construits sur le culte de la haine et de l'intolérance et financé à une échelle massive. Toute action doit inclure des contrôles plus
efficaces des transferts de sommes d'argent colossales effectués sur les marchés financiers internationaux. Pour éviter que se reproduise dans le
futur toute attaque terroriste barbare, il faut absolument éliminer les racines et les infrastructures du terrorisme en agissant de façon
coordonnée, globale et efficace.»
Même à ce stade du conflit, la CISL a par ailleurs appelé les autorités afghanes à coopérer avec la communauté internationale en livrant tout groupe
ou individu terroriste résidant ou basé dans le pays. «Cela aiderait non seulement à éviter que le sang coule à nouveau en Afghanistan, mais
contribuerait également à réduire les niveaux inacceptables de sentiment de danger et d'instabilité dans le monde» de conclure la CISL.