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La Chronique de l'Itinérant électronique Le Cybermagazine des travailleurs Vol. 4, no 16, 31 mai 2001 Vous êtes présentement dans une chronique archivée, cliquez ici si vous désirez vous rendre à la chronique la plus récente.
Le cybermagazine des travailleurs et des travailleuses vous propose une revue hebdomadaire des actualités nationales et internationales du monde du travail et du syndicalisme.
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«C’est l’horreur! Le froid l’hiver et la chaleur l’été. Les toits fuient. Les vêtements de travail ne sont pratiquement pas fournis. Les sols sont glissants. Dans certains ateliers, ça devient très dangereux. Il y a une commission hygiène et sécurité au sein du syndicat, mais je me demande ce qu’elle fait. J’ai moi-même attiré son attention sur l’état déplorable d’un des ateliers où travaillent en majorité des femmes. Je ne suis pas sûre qu'ils ont pris la peine de s’y rendre. Les toilettes restent dans l’état où elles étaient il y a trente ans. Et la cantine est dans un état effroyable : je n'arrive pas à y rester plus de cinq minutes. Par contre, les bureaux des cadres dirigeants ont été plusieurs fois réaménagés et rénovés.» Témoignage de Tatiana Stukan, Présidente du Comité "Femmes" du Syndicat de l'usine de moteurs de Tutaev (TMZ). dans "Messager Syndical : Quelles sont les conditions de travail à l'usine?" |
Dans le dernier numéro "Le messager syndical" de l'organisation militante ATTAC, on apprend la création d'une comission "femmes" au sein du syndicat "Unité" de l'usine Avtovaz à Toliatti. Cette commission a pour tâche de s'occuper des problèmes des femmes travaillant dans l'usine, de lutter contre la discrimination qui frappe les femmes dans la production et la vie quotidienne. Cette commission est prête à collaborer avec l'autre syndicat de l'entreprise et avec le comité de production dans l'usine : «Nous élevons les enfants, faisons la lessive, la vaisselle, préparons les repas, nettoyons la maison, toutes ces tâches retombent sur nous, les femmes. Ce travail que les hommes nous font porter est au dessus de nos forces. Écrasées par le travail, nous n'avons pas de temps pour participer à la vie sociale et politique, alors que nous comprenons que le pouvoir prend des mesures dont dépend l'avenir de nos enfants. On nous a transformées en brebis soumises. (...) Chaque femme consciente de la situation se pose la question : que pouvons nous faire pour la défense de nos droits? La commission "femmes" du syndicat "Unité" s'adresse à toutes les femmes : Réveillez vous! Pensez à l'avenir de nos enfants. Femmes travailleuses! Nous ne pouvons laisser le gouvernement adopter un Code du travail qui nous transforme en un troupeau de travailleurs sans droits. Il faut des mesures décidées de résistance : meetings, piquets, etc.» (Extrait de la déclaration de la Commission).
Le 9 avril, dans les locaux de la Confédération panrusse du travail, s'est tenue une conférence des femmes travailleuses. Elle a rassemblé des représentantes des organisations syndicales de la région de Moscou ainsi que des organisations de branches de la Confédération. Les participantes ont souligné la nécessité d'organiser les femmes travailleuses au sein des organisations syndicales existantes et la mise en place d'un réseau regroupant ces initiatives à l'échelle de la Fédération de Russie. Lors de cette réunion ont été débattus les problèmes spécifiques liés au travail des femmes. Il a été également décidé de prendre des contacts avec les structures similaires existant dans les autres pays.
Au cours des dix dernières années, la situation des femmes en Russie s'est dégradée de façon brutale, en relation directe avec les changements intervenus sur le plan social et économique :
1. Traditionnellement, en Russie, les femmes travaillent dans la sphère des services. Au cours des dix dernières années, la proportion des femmes dans ce secteur a fortement diminué. Le commerce, l'alimentation, mais aussi les assurances et les secteurs financier et bancaire sont devenus des secteurs de travail masculin, car les salaires y sont beaucoup plus élevés que par le passé, et il est socialement valorisé d'y travailler.
2. L'emploi des femmes a encore augmenté dans les professions et les secteurs de l'économie où les salaires sont particulièrement bas.
3. Les grilles de salaires des femmes sont inférieures de deux à trois échelons à celles des hommes.
4. Le salaire des femmes est de 30% inférieur à celui des hommes.
5. Les femmes ayant une formation supérieure ne trouvent pas d'emplois correspondant à leur qualification. Elles n'ont pas accès à des postes de cadres. Elles travaillent à domicile ou font du commerce dans les rues.
La situation économique en Russie a entraîné la disparition des emplois pour les femmes ayant une formation supérieure ou une qualification professionnelle élevée. Sur les 7,8 millions d'emplois supprimés entre 1990 et 1998, 80% étaient occupés par des femmes.
Le marché du travail en Russie a pour caractéristique le fait que les femmes sont écartées du secteur légal vers le secteur informel criminalisé (micromarchés, commerce dans les rues, prostitution). Réduites à une forme d'esclavage dans des structures criminalisées, elles perdent leur dignité et ce droit fondamental qu'est le droit à un travail. L'État n'intervient plus dans la réglementation du travail et ne veille plus au respect de la législation du travail. Plus de 9 millions de personnes travaillent aujourd'hui dans le secteur informel, souvent sans contrat, sans salaire légal, avec l'interdiction pour les femmes d'être enceinte, sans versement des allocations et indemnités et sans garantie de toucher un jour une retraite.
Extrait de "Femmes en Russie. Inégalité, chômage, violences", Entrevue avec Elizaveta Bojkova, responsable du Forum indépendant des femmes, une des principales ONG de femmes de la Fédération de Russie.
La Fédération internationale des organisations de travailleurs de la Métallurgie (IMF) a adopté la semaine dernière un important plan de modernisation technologique.
En réunion à Venise en Italie, les 22 et 23 mai dernier, Marcello Malentacchi, secrétaire général de la IMF
a expliqué pourquoi il est nécessaire pour son organisation d'augmenter ses activités dans le secteur des NTIC.
«Le but est de renforcer la position de l'IMF, nous avons un important membership dans cette nouvelle branche économique» de dire Marcello Malentacchi.
On peut prendre connaissance du résumé des actions prévues par l'IMF sur son site Web.
Le document, qui devrait bientôt être disponible en plusieurs langues, est pour l'instant uniquement en anglais.
"Summary of the proposed new IMF Action Programme"
Le Journal La Tribune du 29 mai rapporte que le gouvernement a accédé à la requête des communistes qui
demandaient le report de quelques jours du vote solennel sur la loi de modernisation sociale prévu ce 29 mai 2001.
En effet, on constate sur le site de l'Assemblée nationale que le vote est reporté au 13 juin prochain.
C'est qu'il persiste encore plusieurs insatisfactions autour de ce projet de loi majeur.
En particulier, le volet sur les licenciements collectifs demeure l'un des irritants mais d'autres volets de la vie des travailleuses et des travailleurs sont aussi en jeu dans cette affaire.
Ce projet de loi, dont on retrouve le texte intégral sur le site de l'Assemblée nationale, comme bien d'autres, n'est pas parfait.
Mais il est clair pour l'UNSA que son échec
constituerait un grave recul. Selon l'UNSA, ce projet, sur de nombreux points, comprend des avancées : droit à
l'information des représentants du personnel, lutte contre la précarité des emplois, accès de l'emploi aux
travailleurs handicapés, lutte contre les discriminations, égalité professionnelle, lutte contre le harcèlement
moral, formation professionnelle et apprentissage (notamment la validation des acquis de l'expérience),
élections prud'homales, mais aussi la prévention des licenciements et le droit au reclassement.
À la CFDT, le secrétaire général, Jacky Dintinger, mentionne dans un éditorial du 29 mai dernier,
«Le report au 13 juin prochain du vote solennel de la loi de modernisation sociale
à la seule initiative du Parti communiste n'est pas une bonne chose pour le dialogue social. Il m'amène à
me poser une question : les organisations syndicales sont-elles toujours considérées comme des partenaires à part entière?»
Le secrétaire général ajoute «Il y a pourtant urgence à répondre aux inquiétudes des salariés déstabilisés par
l'annonce de plans sociaux. Il est scandaleux que le gouvernement soit davantage préoccupé de l'unité de sa majorité que du respect de ses
engagements vis-à-vis des partenaires sociaux et des salariés, notamment ceux de Marks & Spencer, LU, AOM-Air liberté…Il est à craindre que le report
n'apporte aucune amélioration substantielle au projet actuel et qu'il n'aura fait que retarder l'adoption d'un texte que les salariés attendent depuis trop
longtemps. Les salariés qui vont être licenciés n'ont que faire des querelles internes de la gauche plurielle, des diktats d'une composante minoritaire de la
majorité et des intérêts électoraux du Parti communiste aujourd'hui, ou d'un autre, demain.»
Depuis plus d’un an, la Confédération générale du travail (CGT) a fait de nombreuses propositions pour donner
à ce texte, dans ses différents volets, une ambition sociale qui continue à lui faire défaut.
Selon le communiqué de la CGT du 28 mai 2001, pour la partie concernant les licenciements, l’actualité confirme la pertinence des
problèmes soulevés par la CGT et des propositions qu’elle a maintes fois formulées, tant auprès des parlementaires que des pouvoirs publics.
La CGT ajoute «L’indignation suscitée par les annonces successives de plans de suppressions d’emplois, les mobilisations des salariés dans les entreprises,
les groupes, les localités, la mobilisation nationale du 22 mai ont pesé sur les débats.»
«Mais, force est de constater que l’on est encore loin des propositions formulées dans notre courrier du 7 mai dernier, adressé à la Ministre
du Travail et aux groupes parlementaires» précise la CGT. Nous ne trouvons pas –
loin s’en faut – la traduction législative permettant aux salariés, à leurs représentants de bénéficier de nouveaux droits pour s’opposer
avec plus d’efficacité aux plans de licenciements.
La CGT réaffirme l’urgence de véritables droits pour les salariés à intervenir sur la marche de leur entreprise, quelle que soit sa taille, et à une véritable «sécurité sociale professionnelle».
Toujours selon la CGT, l’absence de démarches et d’initiatives syndicales unitaires des confédérations reste préjudiciable à la défense des intérêts des salariés.
C’est la raison pour laquelle, au-delà de son propre engagement, la CGT s’adresse aux autres forces syndicales pour leur proposer d’élaborer
ensemble des revendications et des initiatives pour l’ouverture d’une négociation interprofessionnelle permettant de garantir à tous les salariés un véritable droit à l’emploi.
Quant à Force Ouvrière (FO), Marc Blondel, secrétaire général estime que
«Les salariés n'ont rien à gagner de joutes politiciennes sur le terrain des relations sociales»
Blondel ajoute « Le texte initié par le gouvernement en matière de licenciements économiques et plans sociaux ne nous donnait pas entièrement satisfaction. Il était indigent en
matière de définition du motif, on pouvait notamment différencier les licenciements dus à l'évolution de la conjoncture économique des licenciements justifiés pour des
raisons spéculatives par exemple. Par ailleurs l'intervention des travailleurs et de leurs organisations devrait être renforcée notamment pour le suivi.
Si le résultat concret du report du vote du projet de loi de modernisation sociale consiste à développer la présence de salariés administrateurs dans les Conseils
d'Administration ou de surveillance, cela ne changera en rien la situation réelle des salariés dans les entreprises.»
Pour Force Ouvrière ce qui est en cause c'est l'application d'une politique économique et sociale qui fait la part belle au marché, où la réglementation appuie la
libéralisation, où l'accompagnement social sert essentiellement à limiter la casse. Le concept de démocratie sociale est particulièrement ambigu. Il vise bien souvent à
vouloir calquer sur les relations sociales les principes de la démocratie politique alors que l'on se situe dans deux sphères différentes : le pouvoir et l'intérêt général d'un
côté, le contrepoids et la représentation d'intérêts collectifs particuliers de l'autre. Pour Force Ouvrière, il est clair que le principe et la pratique de l'indépendance
syndicale sont inaliénables, que Force Ouvrière demeure libre de son comportement et que le concept de majorité plurielle syndicale est par définition voué à l'échec.
En tout cas, pendant le report, les problèmes continuent, tant dans le secteur privé que dans le secteur public.
Il est aussi intéressant d'apprendre que, dans le cadre des licenciements ou des fermetures d'usine, le 22 mai 2001, l’OCDE recommande aux gouvernements de faciliter aussi bien la
naissance de nouvelles entreprises que la disparition de celles qui échouent.
L'affaire se passe en Afrique du Sud alors que des courriers électroniques à saveur raciste circuleraient sur le réseau de l'entreprise Nestlé. La FAWU (Food and Allied Workers Union), affiliée à la centrale COSATU, a la ferme intention de faire mettre fin à ces pratiques qu'elle considère dégradante pour les travailleurs noirs.
En l'occurrence, le communiqué de la centrale syndicale COSATU du 25 mai 2001, déclare qu'il s'agirait d'un courriel contenant des images qui illustreraient les travailleurs noirs comme étant paresseux alors que les travailleurs blancs y font figure d'employés modèles et assidus. Ainsi s'en suit un scénario basé sur la fable de la cigale et de la fourmi avec la moralité qu'on lui connaît.
Le syndicat FAWU entend avoir une rencontre avec les gestionnaires de l'entreprise afin de mettre fin à ses pratiques dégradantes. Les dirigeants syndicaux ont déclaré «ce genre d'attitude ne doit jamais être toléré dans aucune circonstance».
Des outils pour agir!
Sur la route de l'abolition du racisme en entreprise, on trouve des syndicats qui se sont impliqués. Notamment, la confédération syndicale CFDT en France a développé une série de fascicules pour amplifier ses actions de sensibilisation, d’information et de formation des équipes syndicales pour permettre aux structures syndicales de s’emparer de ces questions. On trouve aussi sur le site de la CFDT, les résultats d'une recherche menée de 1995 à 1997 par Michel Wieviorka, directeur du Cadis (Centre d’analyse et d’intervention sociologiques). Suite aux résultats de cette enquête sur le terrain, en 1998, la CFDT a poursuivi ses actions de sensibilisation, d’information et de formation des équipes syndicales. Plus de 500 responsables ont participé à ces réunions.
Seule une action volontariste sur le lieu de travail peut transformer une situation de discrimination. Sur la démarche, il ne faut pas laisser passer des comportements inadmissibles. Si un patron ou un salarié se rend coupable d’un acte raciste, il doit être sanctionné. Le racisme n’est pas une opinion, mais un délit, puni par la loi. Déclaration de la CFDT - Agir contre le racisme |
En furetant sur Internet, vous trouverez aussi au Bureau international du travail, "Pratiques de formations antidiscriminatoires en Belgique" une recherche qui porte sur la formation antidiscriminatoire qui part du principe que, pour faciliter l'égalité de traitement et l'intégration professionnelle des migrants et des minorités, le meilleur moyen est de s'attaquer à la discrimination - directe ou indirecte, officielle ou officieuse - qui est pratiquée sciemment ou inconsciemment par les responsables et par les entreprises.
Il est clair que le tissu social change, notamment dans les grandes villes canadiennes. À titre d'exemple, en 2001 à Montréal, le Conseil central du Montréal métropolitain de la Confédération des syndicats nationaux (CCMM-CSN) compte, parmi les 75 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 525 syndicats qui lui sont affiliés, plus de 20 000 membres provenant d'une trentaine de communautés culturelles autres que québécoise de souche. C'est d'ailleurs en raison de cette évolution que le comité immigration est à l'oeuvre pour faciliter l'intégration des immigrants à la société québécoise, notamment en organisant des sessions de formation sur le français langue de travail et en faisant la promotion d'une société pluraliste et ouverte.
Toujours au Canada, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) offre à ses membres des ateliers "Combattre le racisme en milieu de travail". L’atelier définit le racisme et ses racines. Il permet de discuter des expériences vécues au travail et de ce qui fait du racisme un problème syndical.
Parmi les actions concrètes qui peuvent être menées pour contrer le racisme en entreprise, il y a les codes de conduite adoptés pour l'entreprise elle-même. À ce chapitre, on trouve l'exemple de l'entreprise Ford relaté dans le Labor Magazine de la Confédération mondiale du travail (CMT) en octobre 1999. Le PDG de la firme automobile Ford s’était déplacé en Grande-Bretagne pour signer, avec les syndicats, un accord contre la discrimination raciale dans l’entreprise. Une série d’incidents racistes s’étaient produits dans l’usine de Dagenham, mais la politique globale d’embauche était aussi en cause. En 1997, sept ouvriers asiatiques et afro-caribéens avaient été écartés de l’atelier “camions” au profit d’Européens ; les salaires de ce département sont plus élevés et, curieusement, les travailleurs de couleur n’y sont que 2 %, pour 45 % en moyenne dans l’usine. En septembre 1999, plusieurs manifestations antiracistes ont eu lieu dans l’entreprise, après qu’un ouvrier asiatique ait été agressé par un collègue blanc. L’accord signé par le président de Ford contient l’engagement de fournir une égalité de chances à toutes les communautés ethniques dans toutes les usines du groupe en Grande-Bretagne.
L’arbitrage du conflit qui oppose, depuis quatre mois déjà, les pilotes à la compagnie aérienne Lufthansa a commencé hier avec l’intervention de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Hans-Dietrich Genscher.
Une porte-parole de la compagnie a confirmé l’ouverture des discussions. Tous les participants ont gardé le silence sur le déroulement de la procédure. Le syndicat des pilotes Cockpit a renoncé à tout mouvement de grève pendant la durée de la médiation. La confédération syndicale (DGB) a critiqué l’orientation suivie par les pilotes et menacé d’un creusement des négociations tarifaires à l’échelle nationale.
La durée de cette délicate médiation reste floue. La procédure doit toutefois être menée rapidement et en vue du succès. M. Genscher a accepté la médiation de ce conflit en raison de l’importance de la Lufthansa pour le lieu d’implantation que représente l’Allemagne. Selon l’accord de médiation, sa recommandation n’est pas obligatoire.
L’acceptation de sa décision par les deux parties sera considérée comme le résultat des négociations tarifaires.
En revanche, si l’une des parties la refuse, la procédure se soldera par un échec.
La semaine dernière, la Lufthansa et Cockpit avaient définitivement annoncé l’échec des négociations tarifaires. Cockpit exige une augmentation salariale de 24 % pour les 4200 pilotes et copilotes de la compagnie.
Pour l’année 2001, la Lufthansa avait proposé une hausse de 10,6 % du salaire de base et une participation aux résultats de la compagnie équivalant à deux mois de salaire.
Ces dernières semaines, deux grèves de 24 heures avaient conduit à l’annulation de plusieurs centaines de vols.
La vice-présidente de la confédération syndicale, Ursula Engelen-Kefer, craint que l’action des pilotes ne mette la solidarité syndicale en danger et n’incite d’autres catégories professionnelles à se démarquer.
Source : Nouvelles quotidiennes d'Allemagne du 29 mai 2001
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Monique Fréchette
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