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LES NATIONALES
- La Loi de l'assurance-emploi jugée discriminatoire
- Construction navale : Une lumière au bout du tunnel
- Le point sur la syndicalisation des McDo au Québec
- Le travail invisible, ça existe!
L'INTERNATIONALE
- Les êtres humains ne sont pas des yaourts!
- Censure des sites syndicaux chez TechNip
- Un autre méga-syndicat voit le jour en Europe
- Corée du Sud : La violence chez Daewoo perdure
- Campagne syndicale pour ARRÊTER le travail des enfants
LES LECTURES
- Les cadres bourreaux de travail?

De choses et d'autres... sur le Web
- Un article publié par DRH Actu concernant la cyberdiffamation.
- Un nouveau site Web, le GLLAD
- Un nouveau document concernant le VIH/SIDA en milieu de travail
- Le SCFP a publié son troisième rapport annuel sur la privatisation
- L'Observatoire européen des relations industrielles a mis en ligne sa revue annuelle 2000
LES P'TITES VITES
- Les brèves
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La Chronique de
l'Itinérant électronique


Le Cybermagazine des travailleurs
Vol. 4, no 11, 12 avril 2001 barre

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Le cybermagazine des travailleurs et des travailleuses vous propose une revue hebdomadaire des actualités nationales et internationales du monde du travail et du syndicalisme.

Rédaction et production
Monique Fréchette

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Le sommet des amérique et les syndicats

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Les nationales
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cubeLa Loi de l'assurance-emploi jugée discriminatoire

Le Congrès du travail du Canada (CTC) célébrait la semaine dernière une importante victoire pour les femmes et pour la justice envers les travailleurs et travailleuses à temps partiel. En effet, un juge arbitre a conclu que les règles d'admissibilité établies en 1996 par la Loi sur l'assurance-emploi sont discriminatoires envers les femmes et les parents qui occupent des emplois à temps partiel.

Fier de cette victoire, dans un article publié le 5 avril 2001, le CTC s'exclame «Félicitations à Kelly Lesiuk! mère et infirmière de Winnipeg qui s'était vu refuser les prestations d'assurance-chômage auxquelles elle s'attendait quand elle en avait besoin.»

Robert E. Salhany, juge-arbitre en vertu de la Loi sur l'assurance-emploi, a conclu que les règles d'admissibilité établies en 1996 sont discriminatoires envers les femmes et les parents qui occupent des emplois à temps partiel. La décision bien sentie rendue dans la cause de Kelly Lesiuk renverse les dispositions de la loi qui définissent en nombres fixes les heures d'activité sur le marché du travail et le seuil d'admissibilité.

Le juge a affirmé ce qui suit : [Traduction du CTC] «La condition de parent et de dispensatrice de soins de Kelly Lesiuk est une condition que le gouvernement n'a pas intérêt légitime à souhaiter qu'elle modifie pour recevoir un traitement égal en vertu de la loi. Lorsqu'une mère travaille à temps partiel à cause de ses responsabilités parentales non rémunérées, sa couverture d'assurance-chômage ne devrait pas être inférieure pour autant.»

«En basant le seuil d'admissibilité et la définition de l'activité sur le marché du travail sur la semaine moyenne de travail de 35 heures, les conditions d'admissibilité ne tiennent pas compte du fait que la semaine moyenne de travail des femmes sur le marché du travail rémunéré (30 heures) représente 85 p. 100 de la semaine moyenne de travail des hommes (35 heures). Les travailleurs à temps partiel (dont la semaine moyenne de travail est de 16,5 heures) doivent donc accroître leurs heures hebdomadaires pour éviter d'accroître leurs périodes d'admissibilité et de réduire leurs périodes de prestations. Puisque les femmes passent deux fois plus de temps que les hommes à faire du travail non rémunéré, elles sont davantage touchées.»

«C'est une victoire pour les femmes et pour la justice. Nos recherches au fil des ans nous avaient amenés aux mêmes conclusions », affirme Nancy Riche, secrétaire-trésorière du Congrès du travail du Canada. « Un grand nombre des recommandations que nous avons soumises au Parlement il y a seulement quelques semaines au sujet du Projet de loi C-2 portent sur ces questions de l'admissibilité, de la discrimination et de la justice. Le gouvernement fédéral, la ministre du Développement des ressources humaines, Jane Stewart, devraient en tenir compte et faire les modifications qui s'imposent dès maintenant. Le juge a affirmé que deux articles de la loi violent la Charte canadienne des droits et libertés. Si cela ne suffit pas à attirer l'attention du gouvernement, que faudra-t-il de plus?»

Notons que le projet de la loi C-2 a été adopté en troisième lecture par la Chambre des communes, le 4 avril 2001.

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cubeConstruction navale : Une lumière au bout du tunnel

La construction navale, qui fut déjà l'un des fleurons industriels du Canada, a du plomb dans l'aile depuis le début des années 90. Depuis quelques années, les intervenants de cet important secteur industriel tentent par tous les moyens d'obtenir le soutien du gouvernement canadien pour relancer les chantiers presque moribonds. Avec le récent rapport déposé au ministre Brian Tobin, il y a peut-être une lumière au bout du tunnel.

"Avec le dépôt de ce rapport qui était grandement attendu, entre autres par les travailleurs des Industries Davie et la population de Lévis, le ministre fédéral de l'Industrie, Brian Tobin, a aujourd'hui en sa possession tous les outils pour pouvoir enfin consolider et développer l'industrie de la construction navale canadienne, maintenir les milliers d'emplois qui en dépendent, voire en créer des centaines d'autres. Ce rapport fournit des solutions pour que le Canada puisse affronter à armes égales la concurrence déloyale des chantiers maritimes étrangers, qui bénéficient de l'appui de leur pays", a déclaré, le 5 avril dernier, le président de la CSN, Marc Laviolette.

Dans son communiqué, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) nous fait part des grandes lignes des recommandations contenues dans le rapport du groupe de travail. Composé de quatre coprésidents provenant de l'industrie et des syndicats de la construction navale, le Comité du projet de partenariat national a présenté lors d'une conférence de presse à Halifax, son rapport contenant des recommandations visant à vivifier un secteur à la dérive.

La CSN précise «Mandaté par le ministre Tobin, le comité industrie-syndicats du Partenariat dont fait partie le directeur de la Fédération de la métallurgie de la CSN, Philippe Tremblay, a déposé un rapport exhaustif et original intitulé "Vaincre les obstacles vers la prospérité"».

On se rappellera qu'en octobre 2000 lors de la création de ce comité au Forum de l'Atlantique sur l'industrie navale au Canada, le ministre Brian Tobin, à ce moment premier ministre de Terre-Neuve et Labrador, déclarait «L’industrie canadienne de construction navale et d’infrastructures marines ne marche pas à plein régime. De Terre-Neuve et Labrador à la Colombie-Britannique l’on assiste à une diminution du travail dans les chantiers navals canadiens. Il est par conséquent fondamental que le gouvernement fédéral évolue vers une politique de soutien accru à l’industrie et fasse en sorte que le Canada soit en mesure à la fois de saisir les possibilités qui surgissent dans le secteur de l’industrie navale au pays et de mieux soutenir la concurrence à l’étranger.»

D'autre part, selon une étude l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) de juin 1999 intitulée "L’industrie mondiale de la construction navale confrontée à des excédents de capacité et à des prix en chute libre", il n'y aurait pas que le Canada qui vit des difficultés avec cette importante industrie alors que la crise serait à l'échelle mondiale. Au moment de son étude en 1999, l'OCDE prévoyait que les difficultés de l'industrie navale mondiale allaient durer encore quelques années.

Même si la situation peut sembler mondiale, le rapport du comité canadien précise que plus de 30 pays, principalement en Asie et en Europe, versent des sommes importantes en subventions directes et indirectes à leurs chantiers navals : de 20 à 40 pour cent des coûts de la commande. Soupçonnée de subventionner les navires jusqu'à 40 pour cent, la Corée arrive certainement en tête des "pays déloyaux".

Pour sa part, le ministre Tobin a déclaré lors du dépôt du rapport «Le gouvernement du Canada vient tout juste de recevoir le rapport et nous allons étudier immédiatement ses recommandations. Je suis résolu à répondre au rapport dans les mois à venir, après avoir consulté mes collègues du Cabinet et les provinces. Notre objectif est d'élaborer un programme d'action conjoint pour aider l'industrie à faire face aux défis qu'elle doit relever.»

Autre lien :

  • Une stratégie de construction navale pour le Canada

    Le maritine en chiffres

    De 1945 à nos jours, la main-d'oeuvre des chantiers maritimes du Canada a chuté de 70 000 et 12 000 emplois.

    Au Canada, l'industrie du transport maritime emploie 40 000 personnes, transporte 224 millions de tonnes de marchandises chaque année et ajoute 2 milliards de dollars annuellement à notre produit intérieur brut.

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    cubeLe point sur la syndicalisation des McDo au Québec

    On connaît déjà la saga de la syndicalisation des travailleurs et des travailleuses des restaurants McDonald au Québec comme à travers le monde. Cette semaine la Confédération des syndicats nationaux fait le point concernant ses dossiers.

    Premièrement, le 11 avril dernier, un commissaire du travail a entendu les représentants du syndicat affilié à la CSN concernant la requête en accréditation syndicale qui a été déposée le 9 janvier.

    Lors du dépôt de cette requête en accréditation, le McDo de Rawdon était la propriété de l'homme d'affaires Guy Lemay, qui opérait également sept autres restaurants McDo dans la région de Lanaudière. Depuis, le McDo de Rawdon est devenu la propriété de la compagnie à numéro 3875458, dirigée par M. Sylvain Vincent.

    Le syndicat CSN représentant quelque 25 salarié-es du McDo de Rawdon s'est prévalu de l'article 45 du Code du travail du Québec. Ainsi, le syndicat voulait s'assurer que la requête en accréditation syndicale serait transférée afin qu'il puisse représenter les travailleuses et les travailleurs auprès du nouveau franchisé.

    À l'époque, M. Lemay avait congédié un jeune travailleur qui a oeuvré activement à l'organisation du syndicat. En vertu des articles 15 et 59 du Code du travail, la CSN conteste ce congédiement pour activités syndicales. La centrale syndicale exige également qu'on réintègre ce jeune travailleur dans ses fonctions.

    Finalement, ce mercredi, le nouveau propriétaire du McDo de Rawdon, soit la compagnie à numéro 3875458 de M. Sylvain Vincent, ne s'est pas opposée à la description de l'unité de négociation telle que libellée dans la requête en accréditation du syndicat. La CSN a déclaré «Rien ne s'oppose plus à la négociation d'une convention collective au restaurant McDonald's de Rawdon, dans la région de Lanaudière. À la suite de l'audience qui a eu lieu au Bureau du commissaire général du travail (BCGT), le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du McDonald's (Rawdon) - CSN s'attend à recevoir son certificat d'accréditation incessamment, voire dans les prochaines heures.»

    Au McDo de la rue Peel

    Le vendredi 30 mars, le Tribunal du travail a entendu les requêtes en appel de la décision d'un commissaire du travail accréditant le syndicat CSN des employé-es du restaurant McDonald's de la rue Peel, à Montréal. Le Tribunal du travail a convoqué les parties à de nouvelles audiences le 25 avril. Le 2 août 2000, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du McDo-CSN a déposé une requête en accréditation syndicale au BCGT en vue de représenter les employé-es du McDo de la rue Peel. Plus de trois mois après le dépôt de la requête en accréditation, le 22 novembre, un commissaire du travail, Michel Denis, a accrédité le syndicat.

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    cubeLe travail invisible, ça existe!

    À défaut d'être formellement reconnu par les gouvernements, le travail invisible, non rémunéré, a dorénavant sa "Journée", soit le premier mardi d'avril de chaque année. À cette occasion, l'Association féminine d'éducation et d'action sociale (AFEAS) a mis en ligne son dossier sur le travail invisible.

    Les données rendues publiques récemment par la ministre canadienne de la Condition féminine révèlent que les femmes travaillent 1.75 heures de plus par semaine que les hommes. Cet écart augmente si on compare le travail rémunéré et non rémunéré. Par exemple, dans une famille à deux soutiens financiers et ayant de jeunes enfants, les femmes de 20 à 44 ans consacrent en moyenne 72% plus de temps aux soins des enfants que les hommes.

    «L'AFEAS s'occupe de ce dossier depuis plus de 30 ans, affirme la présidente provinciale, madame Huguette Labrecque. Aujourd'hui, on parle beaucoup de conciliation travail-famille, d'assurance parentale ou d'allocation familiale, de mesures d'aide pour les aidantes et aidants dits "naturels". Mais toutes ces questions ont un point commun : la non reconnaissance de l'importance et de la valeur du travail invisible. C'est pourquoi nous avons décidé de relancer le débat».

    Pour l'AFEAS, comptabiliser ce travail et ajouter sa valeur au PIB, c'est le rendre visible et faire preuve d'équité envers les femmes qui en assument la majeure partie. Il s'agit aussi d'une première étape vers la mise en place de mesures sociales et économiques, pour les parents comme pour les aidantes et aidants. Enfin c'est, surtout, enrayer la pauvreté en assurant la sécurité financière des femmes et des hommes qui l'accomplissent et, pour plusieurs, à temps plein.

    Autre lien :

    Syndicat des personnes actives au foyer - Suisse

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    L'internationale
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    exclamation

    Les êtres humains ne sont pas des yaourts!!!


    L'un des dossiers qui font couler beaucoup d'encre ces dernières semaines en Europe est sans aucun doute celui de Danone et l'annonce de milliers de mises à pied. En l'occurrence, plusieurs organisations militantes ont appelé au boycott des produits Danone. Le dernier né de cette vague de protestation est le site Web jeboycottedanone.com/

    Ulcérés par l'attitude du groupe Danone, qui licencie près de 3000 personnes en Europe malgré une situation financière florissante et des ventes en hausse de 7%, un collectif d'auteurs et de journalistes, issus du magazine Technikart, propose sur Internet un lieu de débats et d'engagements citoyens sur le thème "Les êtres humains ne sont pas des yaourts".

    Je boycottedanone.com pose la question du choix des consommateurs comme dernière forme d'action politique dans une société où l'argent et le marketing semble avoir perverti les fondements de la démocratie et du droit social.

    Une charte est proposée aux Internautes qui souhaitent la signer, ainsi qu'un forum sur le boycott et un reportage sur les grévistes de Calais. Des affiches pro-boycott sont également disponibles au format d'impression ainsi que la liste des produits Danone concernés.

    Par ailleurs, la Confédération générale du travail (CGT) organisait une manifestation pour ses affiliés à Paris ce jeudi 12 avril.

    Vous pouvez aussi suivre les péripéties du dossier Danone dans la section "économique" de Yahoo! France

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    cubeCensure des sites syndicaux chez TechNip

    Au début du mois de mars, je vous avais introduit aux problèmes que rencontraient les syndicats de TechNip en France quant à la gestion des sites syndicaux sur l'intranet de l'employeur. Depuis, les choses ne sont pas arrangées et la section syndicale UGICT-CGT a pris certaines mesures pour faire avancer ce dossier. Ce conflit revêt un grand intérêt puisqu'il tiendra probablement lieu d'école pour plusieurs autres organisations syndicales qui opteront dans l'avenir pour l'utilisation de l'intranet d'entreprise. Où les conclusions de ce débat démontreront-elles l'incompatibilité des objectifs des uns et des autres créant ainsi des zones franches d'utilisation des réseaux informatiques?

    Dans un communiqué du 21 mars 2001, l'UGICT-CGT nous rappelle que quelques jours après avoir annoncé "qu'elle mettait à disposition des organisations syndicales un site d'affichage Intranet sur son serveur", la direction de TechNip France a censuré ces sites. Elle interdit d'y faire figurer des liens avec d'autres sites d'information syndicale ou sociale; y compris le site du Ministère des Affaires Étrangères pourtant professionnellement très utile pour les nombreux ingénieurs et cadres expatriés de cette entreprise. L'argument avancé par la direction - le jour même où commençait la "fête de l'Internet"- laisse pantois : l'Intranet ne devrait être qu'un panneau d'affichage ordinaire!

    L'UGICT-CGT dont les adhérents sont dans leur grande majorité utilisateurs de nouvelles technologies de l'information et de la communication, propose une toute autre approche. À l'occasion de la situation créée dans cette entreprise, elle a décidé de la rendre publique.

    Premièrement, pour l'UGICT-CGT, les technologies de l'information et de la communication transforment les organisations du travail et sont devenues indispensables au fonctionnement d'une entreprise. Elles doivent être aussi facteurs de développement social, inséparable de l'efficacité économique : améliorer les conditions de travail, contribuer à la qualité du dialogue social, répondre à l'aspiration de l'ensemble des salariés et notamment des ingénieurs et cadres à s'informer et à s'exprimer.

    Ensuite, sans se substituer aux moyens classiques de communication et de contact, elles doivent apporter un plus dans l'information des salariés et permettre une meilleure interactivité entre salariés, syndicats, institutions représentatives des personnels.

    Finalement, l'UGICT-CGT affirme «Nous ne partageons pas les discours réducteurs sur "l'usage strictement professionnel" des courriels ou la "propriété exclusive" des directions d'entreprise sur les réseaux. C'est bien l'ensemble des acteurs de l'entreprise qui doivent bénéficier de ces immenses possibilités. Les questions de sécurité informatique trouveront leur solution dans la formation des salariés et celles de la confidentialité des données par l'application des règles légales. Les autres problèmes techniques liés à l'utilisation des réseaux doivent faire l'objet de négociation collective.»

    Face à cette situation d'ingérence, l'UGICT-CGT a mis en ligne sur son site Web, une nouvelle version de sa page intranet. Quant à la censure imposée par TechNip, l'UGICT-CGT nous indique sur son site Web (faut pas se perdre) «En modifiant les pages de notre site (intranet) à notre insu, la Direction n'a pas agi différemment que si elle avait arraché une affiche dont le contenu lui aurait déplu dans un panneau syndical. À la différence qu'il est certainement plus facile de procéder comme elle l'a fait : En donnant l'ordre de le faire, tard le soir, depuis un poste informatique.»

    On peut suivre la suite du dossier à partir de la page Web d'actualités de l'UGICT.

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    cubeUn autre méga-syndicat voit le jour en Europe

    Dans l'avant-dernière édition de sa lettre électronique, le site Tripalium nous apprend qu'après la formation du méga-syndicat allemand Ver.di (voir notre article du 29 mars 2001), ce sont les Britanniques qui prennent le chemin des méga-fusions syndicales.

    En effet, deux des principaux syndicats britanniques , l'AEEU (Amalgamated Engineering and Electrical Union) et le MSF (Manufacturing Science and Finance Union) auraient décidé de fusionner pour donner naissance à un super-syndicat de 1,13 million de membres. Le nouveau syndicat devient ainsi le numéro deux britannique derrière la grande centrale syndicale Unison qui regroupe 1,3 million d'adhérents.

    Tout comme pour le méga-syndicat allemand Ver.di, les fédérations syndicales devaient valider cette fusion avec l'accord de 80% de leurs membres. Après une consultation, au cours du mois de mars dernier, les deux organisations britanniques ont adopté, le 2 avril 2001, la fusion à la majorité de plus de 80%. On apprend dans un communiqué de l'AEEU que ses membres ont voté à 84,3% en faveur de la fusion, alors que 79,8% des membres du MSF se sont prononcés pour le fusion. Pour sa part, le MSF indique que le recrutement de nouveaux membres sera l'une des priorités dans les mandats de l'organisation pour l'année à venir. On ne connaît toutefois pas encore le nom de la nouvelle créature syndicale!

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    cubeCorée du Sud : La violence chez Daewoo perdure

    En Corée du Sud, le conflit qui oppose le fabricant automobile Daewoo Motors à ses travailleurs a, encore une fois, dégénéré en violence. Les incidents ont éclaté, le 10 avril dernier, quand 300 grévistes ont cherché à marcher sur le siège social de l'entreprise.

    Les manifestants ont été arrêtés par la police qui les a dispersés avec violence. Plusieurs d'entre eux ont été blessés.

    Les dettes de Daewoo atteignent 15 milliards de dollars. Le 19 mars dernier, le constructeur coréen, en graves difficultés financières, annonçait qu'il allait licencier quelque 6.500 personnes dans l'ensemble de ses filiales commerciales et industrielles à travers le monde dans son effort pour retrouver la rentabilité. Cette mesure faisait ainsi suite aux efforts déjà entrepris en Corée, portant également sur la suppression de 6.500 emplois. Par ailleurs, depuis le début de la crise, Daewoo a également fermé ou cédé quatre autre filiales commerciales, notamment au Japon, à HongKong, et en Thaïlande.

    General Motors est en pourparlers depuis septembre 2000 pour acheter le constructeur sud-coréen, mais peu de progrès ont été enregistrés. Le 9 avril 2001, on apprenait que jusqu'à présent, GM s'est contenté d'observer une position attentiste, laissant à ses expert le temps d'examiner soigneusement le dossier coréen. Le numéro 1 mondial de l'automobile préférerait en effet conserver cette attitude d'observateur, qui lui permet de mieux juger de la capacité de Daewoo à redémarrer une production longtemps perturbée, et surtout de jauger l'aptitude du constructeur coréen à renouer avec la rentabilité.

    Actuellement, c'est le gouvernement coréen qui fait pression pour que le duo GM-Fiat accélère son processus de décision. Le ministre de l'Industrie et de l'Énergie a ainsi déclaré, lundi dernier, qu'il souhaitait avoir une réponse claire dès le mois prochain, ce qui a été interprété comme un ultimatum par la presse de Séoul. De leur côté, Fiat et General Motors pourraient encore faire durer la situation quelques mois, jusqu'en 2002, a révélé, de son côté, la Fédération des Industries Coréennes.

    On se rappellera que le conflit chez Daewoo Motors a débuté à la suite du licenciement de 1.750 employés en février 2001. Les travailleurs en grève ont alors organisé des manifestations violemment réprimées par le gouvernement coréen. Depuis, il y a eu une escalade des moyens de pression. Plusieurs grandes organisations nationales et internationales ont manifesté leur soutien aux travailleurs de Daewoo. Notamment, la Fédération coréenne des métallurgistes a organisé des manifestations en février dernier.

    Au début du mois de mars dernier, des groupes syndicaux et militants français ont reçu une délégation de syndicalistes qui sont allés en France, afin de rechercher le P.D.G. du conglomérat Daewoo, Kim Woo Shong. Ils accusent Kim Woo Shong, le fondateur du groupe Daewoo, d'avoir détourné l'argent des salariés et du gouvernement coréen, à hauteur de 80 milliards de dollars et le soupçonnent d'être caché en France, dans sa villa de Nice. Ils reprochent également au gouvernement coréen d'avoir renoncé à arrêter l'homme d'affaires et ont pris l'initiative de le poursuivre et de le faire arrêter eux-mêmes. Les délégués de Daewoo, membres de la Fédération coréenne du travail (KCTU), s'opposent également aux réductions d'effectifs (6.500 licenciements programmés) ainsi qu'à la vente de Daewoo Motor à la firme américaine General Motors (GM).

    Pour plus d'information vous pouvez visiter le site de l'Association de Lutte pour la Survie de Daewoo Motors (en anglais et en coréen). Le site est riche en photos et séquences vidéos.

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    Signez la pétition

    Campagne syndicale pour ARRÊTER le travail des enfants et semaine d'action pour l'éducation


    «L'éducation pour tous les enfants peut paraître une mission impossible, mais il n'en est rien. La CISL et l'IE estiment qu'il faut simplement que les gouvernements et les dirigeants du monde en fassent leur priorité. Offrir une instruction à tous les enfants nécessite 8 milliards de dollars supplémentaires par an. Cette somme équivaut à quatre jours de dépenses militaires mondiales.»

    Source : Campagne pour Stopper le Travail des Enfants


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    Lectures
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    cubeLes cadres bourreaux de travail? Un sondage IPSOS

    Les cadres sont-ils de bourreaux de travail? Se considèrent-ils débordés? Veulent-ils avoir plus de temps pour leur vie privée? C'est ce que l'étude Ipsos-Challenges a tenté de savoir!

    L'enquête téléphonique a été menée auprès de 402 cadres des secteurs privé et public de France du 19 au 22 février 2001. Les résultats, publiés le 11 avril dernier, dévoilent que les cadres estiment dans leur majorité consacrer pas assez de temps (15%) ou "le temps qu'il faut" à leur travail (45%), contre seulement 40% qui jugent "travailler trop". Peut-être plus honnêtes, mieux organisées ou moins sollicitées, les femmes se plaignent en tout cas nettement moins que les hommes du temps consacré à leur activité professionnelle (59% des femmes estiment y consacrer le temps qu'il faut, contre seulement 39% des hommes).

    Selon les résultats obtenus par Ipsos-Challenges, les cadres ont visiblement du mal à résoudre les tensions entre vie professionnelle et vie privée. Ainsi, si une majorité estime ne pas trop travailler, une proportion plus large encore juge ne pas passer suffisamment de temps avec leur famille (70%) ou leurs amis (67%), ni n'avoir assez de temps pour s'occuper d'eux (63%). Leur entourage s'en plaint d'ailleurs aussi, selon 51% des interviewés.

    Par ailleurs, pour les cadres, la charge de travail semble relativement immuable : 26% pensent en effet "qu'ils travailleront plus dans cinq ans" et 46% "qu'ils travailleront autant". Les cadres sont d'ailleurs globalement satisfaits de l'organisation du travail au sein de leur entreprise (71%), même s'ils considèrent qu'on peut améliorer les choses. On note toutefois sur cette question un très net clivage entre hommes et femmes : les trois-quarts des hommes sont globalement satisfaits de cette organisation, contre seulement la moitié des femmes.

    Si les cadres se plaignent parfois de manquer de temps, les efforts qu'il se disent prêts à consentir pour changer les choses sont assez modestes. En fait, près de la moitié d'entre eux préfèrerait "travailler plus pour gagner plus" (49%) plutôt que "travailler moins et gagner moins" (le choix de seulement 29% des cadres interrogés).

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    cubeDe choses et d'autres...

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    "Tu tourneras ta langue sept fois avant de taper sur ton clavier", c'est l'adage que l'on pourrait retenir de l'article publié par DRH Actu cette semaine concernant la cyberdiffamation. En effet, DRH Actu nous présente trois cas bien distincts de diffamation via l'Internet qui nous rappelle que, dans nos cyber-écrits, on ne peut pas y aller de toutes nos impulsions du moment s'il s'agit d'une attaque virulente envers l'entreprise privée.

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    L'Organisation internationale du travail (OIT) vient de mettre en ligne un nouveau site Web. Le Département de l'action gouvernementale, de la législation du travail et de l'administration du travail (GLLAD) est une unité du Secteur Dialogue Social de l'OIT. Ce Département fait pendant au Bureau des activités pour les employeurs et au Bureau des activités pour les travailleurs. Il propose des services propres à renforcer les capacités des ministères du Travail et autres administrations compétentes à participer au dialogue social et à faciliter celui-ci. On retrouve sur le site plusieurs références documentaires sur la législation du travail.

    Par ailleurs, l'OIT a aussi mis en ligne un nouveau document concernant le VIH/SIDA en milieu de travail (version française en pdf). Le document de 38 pages, issu du Service de la protection sociale, propose un code de conduite en entreprise qui vise la prévention, la protection et la non-discrimination des travailleurs.

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    Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), a publié son troisième rapport annuel sur la privatisation le 27 mars 2001. «Notre rapport montre que la privatisation n’a rien à voir avec les économies ni avec l’efficience, de déclarer Judy Darcy, présidente du SCFP. C’est la toute dernière forme d’aide sociale pour les entreprises, un revenu annuel garanti pour les actionnaires au détriment des Canadiennes et des Canadiens. »

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    L'Observatoire européen des relations industrielles a mis en ligne sa revue annuelle 2000 (seulement en anglais). Cette quatrième revue annuelle présente un portrait des développements dans les relations industrielles européennes pour l'année 2000. Elle fournit une brève vue d'ensemble des développements et des comparaisons à travers les États membres et la Norvège. Aussi un sommaire des principaux événements et enjeux au niveau de l'Union européenne. Vous y trouverez aussi les rapports nationaux.

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    Les p'tites vites
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    cube LES BRÈVES :

    Québec - FIPEQ-CSQ - 5 avril 2001 - Orientations de la ministre Linda Goupil au sujet des services de garde : La FIPEQ-CSQ demande des engagements fermes en matière de conditions de travail


    Québec - SFPQ - 5 avril 2001 - Un nouveau président au SFPQ !


    Canada/Colombie-Britannique - SCFP - 5 avril 2001 - Entente provisoire pour les 46 000 travailleuses et travailleurs des soins de santé de la C.-B.


    International - IFBWW - 5 avril 2001 - IFBWW Campaign against WTO legalizing social dumping in construction


    Québec - FTQ - 7 avril 2001 - Si aucun accord n'intervient d'ici là 100 000 salariés de la construction en grève le 22 mai au Québec -- Le débrayage a été voté à plus de 90 %


    Nicaragua - NicaNet - 9 avril 2001 - An Elusive Agreement for the Fired Union Workers at Chentex


    France - CGT - 10 avril 2001 - EMPLOIS JEUNES : La CGT propose une action nationale mi-juin


    Québec - Radio-Canada - 11 avril 2001 - Les palais de justice du Québec paralysés


    Biélorussie - CISL - 11 avril 2001 - Soutien syndical international en faveur de la Biélorussie - À propos de la poursuite des violations des droits syndicaux …


    Québec - CSN - 11 avril 2001 - TV5 Québec Canada : Le syndicat exige le maintien des emplois


    Québec - CSN - 11 avril 2001 - Situation conflictuelle, prévient la CSN : Domtar invité à participer à un exercice de médiation préventive


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    Une bonne semaine à tous et à toutes!

    Monique Fréchette
    Pour m'écrire : mf@itinerant.qc.ca



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    ISSN 1481-0069
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