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La Chronique de l'Itinérant électronique Le Cybermagazine des travailleurs Vol. 4, no 11, 12 avril 2001 Vous êtes présentement dans une chronique archivée, cliquez ici si vous désirez vous rendre à la chronique la plus récente.
Le cybermagazine des travailleurs et des travailleuses vous propose une revue hebdomadaire des actualités nationales et internationales du monde du travail et du syndicalisme.
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| Le maritine en chiffres
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On connaît déjà la saga de la syndicalisation des travailleurs et des travailleuses des restaurants McDonald au Québec comme à travers le monde.
Cette semaine la Confédération des syndicats nationaux fait le point concernant ses dossiers.
Premièrement, le 11 avril dernier, un commissaire du travail a entendu les représentants du syndicat
affilié à la CSN concernant la requête en accréditation syndicale qui a été déposée le 9 janvier.
Lors du dépôt de cette requête en accréditation, le McDo de Rawdon était la propriété de l'homme d'affaires Guy Lemay, qui opérait
également sept autres restaurants McDo dans la région de Lanaudière. Depuis, le McDo de Rawdon est devenu la propriété de la
compagnie à numéro 3875458, dirigée par M. Sylvain Vincent.
Le syndicat CSN représentant quelque 25 salarié-es du McDo de Rawdon s'est prévalu de l'article 45 du Code du travail du Québec.
Ainsi, le syndicat voulait s'assurer que la requête en accréditation syndicale serait transférée afin qu'il puisse représenter les
travailleuses et les travailleurs auprès du nouveau franchisé.
À l'époque, M. Lemay avait congédié un jeune travailleur qui a oeuvré activement à l'organisation du syndicat. En vertu des articles
15 et 59 du Code du travail, la CSN conteste ce congédiement pour activités syndicales. La centrale syndicale exige également
qu'on réintègre ce jeune travailleur dans ses fonctions.
Finalement, ce mercredi, le nouveau propriétaire du McDo de Rawdon, soit la compagnie à numéro 3875458 de M. Sylvain
Vincent, ne s'est pas opposée à la description de l'unité de négociation telle que libellée dans la requête en
accréditation du syndicat. La CSN a déclaré «Rien ne s'oppose plus à la négociation d'une convention collective au restaurant McDonald's de Rawdon, dans la région de
Lanaudière. À la suite de l'audience qui a eu lieu au Bureau du commissaire général du travail (BCGT), le Syndicat
des travailleuses et des travailleurs du McDonald's (Rawdon) - CSN s'attend à recevoir son certificat d'accréditation incessamment, voire dans les
prochaines heures.»
Au McDo de la rue Peel
Le vendredi 30 mars, le Tribunal du travail a entendu les requêtes en appel de la décision d'un commissaire du travail accréditant le
syndicat CSN des employé-es du restaurant McDonald's de la rue Peel, à Montréal. Le Tribunal du travail a convoqué les parties à
de nouvelles audiences le 25 avril. Le 2 août 2000, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du McDo-CSN a déposé une
requête en accréditation syndicale au BCGT en vue de représenter les employé-es du McDo de la rue Peel. Plus de trois mois après
le dépôt de la requête en accréditation, le 22 novembre, un commissaire du travail, Michel Denis, a accrédité le syndicat.
À défaut d'être formellement reconnu par les gouvernements, le travail invisible, non rémunéré, a dorénavant sa "Journée", soit le premier mardi d'avril de chaque année.
À cette occasion, l'Association féminine d'éducation et d'action sociale (AFEAS) a mis en ligne son dossier sur le travail invisible.
Les données rendues publiques récemment par la ministre canadienne de la Condition féminine révèlent que les femmes travaillent 1.75 heures de plus par semaine que les
hommes. Cet écart augmente si on compare le travail rémunéré et non rémunéré. Par exemple, dans une famille à deux soutiens financiers et ayant de jeunes enfants, les
femmes de 20 à 44 ans consacrent en moyenne 72% plus de temps aux soins des enfants que les hommes.
«L'AFEAS s'occupe de ce dossier depuis plus de 30 ans, affirme la présidente provinciale, madame Huguette Labrecque. Aujourd'hui, on parle beaucoup de conciliation
travail-famille, d'assurance parentale ou d'allocation familiale, de mesures d'aide pour les aidantes et aidants dits "naturels". Mais toutes ces questions ont un point commun : la
non reconnaissance de l'importance et de la valeur du travail invisible. C'est pourquoi nous avons décidé de relancer le débat».
Pour l'AFEAS, comptabiliser ce travail et ajouter sa valeur au PIB, c'est le rendre visible et faire preuve d'équité envers les femmes qui en assument la majeure partie. Il s'agit
aussi d'une première étape vers la mise en place de mesures sociales et économiques, pour les parents comme pour les aidantes et aidants. Enfin c'est, surtout, enrayer la
pauvreté en assurant la sécurité financière des femmes et des hommes qui l'accomplissent et, pour plusieurs, à temps plein.
Autre lien :
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Campagne syndicale pour ARRÊTER le travail des enfants et semaine d'action pour l'éducation«L'éducation pour tous les enfants peut paraître une mission impossible, mais il n'en est rien. La CISL et l'IE estiment qu'il faut simplement que les gouvernements et les dirigeants du monde en fassent leur priorité. Offrir une instruction à tous les enfants nécessite 8 milliards de dollars supplémentaires par an. Cette somme équivaut à quatre jours de dépenses militaires mondiales.» Source : Campagne pour Stopper le Travail des Enfants
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Les cadres sont-ils de bourreaux de travail? Se considèrent-ils débordés? Veulent-ils avoir plus de temps pour leur vie privée?
C'est ce que l'étude Ipsos-Challenges a tenté de savoir!
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Une bonne semaine à tous et à toutes!
Monique Fréchette
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