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Women Unlimited : Un salon de l'égalité britannique et une organisation américaine
En Grande-Bretagne, le 13 février dernier, avait lieu «Women Unlimited» le premier salon sur l'égalité des chances
pour la femme, organisé à l'initiative du gouvernement britannique. Les organisateurs ont réuni des experts, des employeurs et des
instituts de formation lors de séminaires, expositions et activités sur l'Internet. Le salon bénéficiait également du soutien de femmes ayant réussi à
obtenir de hauts postes de direction dans des grandes compagnies ou de celles qui ont fondé leur propre compagnie.
En faisant une recherche sur Internet, on découvre que «Women Unlimited» c'est aussi une organisation américaine située dans l'État du Maine.
Fondée en 1988 par, Dale McCormick, la première femme à terminer son apprentissage de charpentier des syndicats aux États-Unis, cette organisation se préoccupe de la formation des femmes dans les métiers non-traditionnels.
Oeuvrant à l'échelle nationale et reconnu comme modèle national dans les
métiers non-traditionnels, Women Unlimited exerce ses activités particulièrement dans la formation et la création d'emploi pour les
femmes à faible revenu, en aidant des femmes à découvrir de nouvelles qualifications et à accomplir leurs rêves.
Women Unlimited enseigne aux femmes des métiers tels que la menuiserie, la conduite de camion, le dessin technique, la maçonnerie, la soudure,
les systèmes automatisés, la construction de bateau, la conduite de machinerie lourde, la sécurité des lieux de travail, l'opération de machines-outils,
et d'autres qualifications semblables.
Women Unlimited mentionne que ces métiers offrent un salaire de 20 à 30% plus élevé que dans les métiers traditionnels où se trouvent habituellement les femmes.
Actuellement, le salaire moyen pour les diplômées de Women Unlimited se situe à 9$/heure bien au-dessus du salaire minimum.
Aux États-Unis, les femmes sont regroupées dans 20 corps d'emploi traditionnels,
lesquels font partis des bas salaires avec des avantages minimaux.
Environ 420 autres corps d'emploi sont des métiers non traditionnels pour les
femmes, c'est-à-dire les travaux dans lesquels moins de 25% des ouvriers
sont des femmes. Women Unlimited précise «Le marché du travail a besoin d'ouvriers, et les
femmes, particulièrement les mères au travail, méritent un emploi
qui fournira un salaire décent avec lequel elles peuvent supporter leurs familles.»

Travail des femmes : Participez à une enquête mondiale
Le 23 janvier dernier, la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) présentait officiellement son enquête mondiale sur les travailleuses.
Cette enquête doit permettre aux 156 millions de membres de la Confédération de cerner ce à quoi les femmes accordent le plus d'importance
dans leur travail : le salaire, le temps de travail, la garde des enfants, etc. L'étude de la CISL demande également aux travailleuses si elles sont membres ou non
d'un syndicat et si, selon elles, celui-ci répond à leurs besoins. On demande à celles qui ne relèvent d'aucun syndicat les raisons qui les ont
motivées : contraintes culturelles, peur de représailles de la part de l'employeur, ou encore image négative des syndicats.
Selon la CISL, les réponses lui permettront de faire face de manière plus efficace aux préoccupations et aux besoins des travailleuses actuelles. Il
s'agit d'un enjeu essentiel pour la CISL, dans la mesure où les femmes constituent désormais 40 % de la main-d'oeuvre mondiale et environ la même proportion des membres de la Confédération.
Cette enquête se fait par le biais d'un questionnaire qui a été envoyé à 25
organisations membres réparties dans le monde, mais également publié, en anglais, en français et en espagnol, sur le site internet de la CISL. Il est en outre possible d'y répondre électroniquement. Étant donné que
l'objectif est de collecter des informations de la part des femmes du monde entier, à commencer par les 148 pays et territoires couverts par les
organisations membres de la CISL, la vitesse et l'efficacité de cette technologie se révèle des plus importantes dans cette démarche.
«Une fois recueillies, ces informations pourraient aider à modeler l'avenir des syndicats à l'échelon mondial», précise la CISL.
L'organisme international, en collaboration avec ses fédérations sectorielles, les Secrétariats professionnels internationaux,
revoit actuellement les priorités, les structures et les stratégies du mouvement syndical international. Ce processus, appelé "Débat du millénaire"
et qui doit s'achever vers la fin de cette année, a déjà été décrit comme "l'examen le plus approfondi du mouvement syndical international depuis sa création".
L'organisation veut s'assurer que les femmes participent pleinement et activement au Débat du millénaire et a demandé à son Comité
des femmes de mener le débat sur l'égalité entre hommes et femmes. C'est
dans ce contexte que le Comité des femmes a rédigé le questionnaire dont les réponses viendront alimenter les discussions. Dans un souci d'efficacité, la
CISL lance un appel aux travailleuses du monde entier pour qu'elles participent à cette enquête en répondant au questionnaire le plus rapidement
possible. C'est une chance que chaque travailleuse doit saisir pour aider à remodeler le mouvement syndical du futur.
Autre lien :
Les femmes veulent du changement - CISL - 30/10/2000

France : Retrait préventif de la femme enceinte
La Commission Européenne fait grief à la France d'une mauvaise transposition de la directive de 1992 prévoyant une dispense de travail pour la femme enceinte, accouchée ou allaitante en cas d'activité dangereuse, sans possibilité de reclassement dans l'entreprise.
Le gouvernement de la France a décidé de légiférer par voie d'ordonnance, ce qui prive le parlement de se prononcer sur le sujet.
De plus, selon les deux articles qui constituent l'ordonnance, si le médecin du travail est bien la personne désignée pour juger de la nocivité du poste, les risques sont, eux, déterminés par décret en Conseil d'État. Leur nature n'est donc pas connue a priori.
Par ailleurs, dans le cas où le reclassement dans un autre poste n'est pas envisageable, l'ordonnance
prévoit que le contrat de travail soit alors suspendu et qu'une allocation journalière de maternité
spécifique soit créée, selon les règles du régime général des indemnités journalières d'assurance maladie (50 % du gain journalier de base).
À l'incapacité de l'employeur à proposer un poste de travail compatible avec la protection maternelle,
l'ordonnance substitue une notion d'incapacité physique de la salariée.
Pour la Confédération générale du travail (CGT), il s'agit d'une discrimination notoire liée à l'état de grossesse.
Suite à une consultation, les administrateurs CGT de la Sécurité sociale ainsi que la quasi-totalité des autres organisations ont estimé que les salariés doivent bénéficier des indemnités journalières de maternité qui garantissent
actuellement le meilleur niveau de rémunération pendant le congé maternité.
La CGT, qui revendique 24 semaines de congé, note que le Parlement européen propose 20 semaines de congé maternité et une protection absolue contre le licenciement
durant toute la période de maternité.
Autres liens :
Grossesse et risques professionnels - AIMT 67
Grossesse et Travail - Dossier chez Méditrav
La maternité et le contrat de travail : durant la grossesse, Infofemmes.com

N'oubliez pas notre répertoire d'hyperliens!
Si vous cherchez des sites de référence sur les conditions de travail des femmes,
n'oubliez pas d'interroger notre répertoire d'hyperliens sous la thématique "Conditions de travail des femmes".
Vous y trouverez plusieurs sites Web en droit du travail, des études sur les conditions de travail des femmes et des organismes de défense des travailleuses.
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Plafond de verre : Une conférence à l'OIT
Le 8 mars, l'Organisation internationale du travail (OIT) organise une
conférence destinée à mettre en valeur les prouesses de femmes qui ont réussi à franchir les obstacles
souvent invisibles qui entravent systématiquement la carrière de nombreuses autres et leur barrent l'accès aux
postes de haut niveau dans les organisations internationales et les entreprises.
Cette conférence, intitulée "Le plafond de verre : Femmes et pouvoir", réunira des personnalités de la
communauté des Nations Unies, d'organisations non gouvernementales, du milieu universitaire, de mouvement
syndical, du monde des affaires et des médias.
L'expression " plafond de verre" a été inventée dans les années soixante-dix aux États-Unis pour désigner les
innombrables préjugés qui imprègnent les comportements et les structures, niant aux femmes la possibilité de briguer
des emplois de haute direction.
Autres liens :
Un nouveau document du Bureau international du travail "Breaking through the glass ceiling : Women in Management" (Le plafond de verre: Femmes et pouvoir)
"Les femmes sont encore victimes du plafond de verre" par Paula Schuck - London Free Press
"Femme et carrière - évolution, contrainte et gestion" ENAP, Louise Lemire Ph.D. - Anik Des Marais, MAP, octobre 1998

Campagne internationale pour la Convention de la protection de la maternité
La Confédération mondiale du travail (CMT) a choisi la Journée internationale des femmes pour lancer une campagne internationale pour la ratification et l'application de la Convention n °183 de l'OIT sur la protection de la maternité.
Ce texte a été approuvé en juin 2000 durant la Conférence internationale du Travail, mais il doit maintenant être ratifié par les États et, surtout, mis en oeuvre.
À ce jour, selon les informations disponibles sur le site Web de l'OIT, seulement deux pays auraient ratifié la convention 183, la Slovaquie et l'Italie.
Dans un message aux femmes travailleuses et à ses affiliées, la CMT appelle les hommes et les femmes syndicalistes à mettre leurs efforts en commun, chacun à son niveau, pour protéger le droit des femmes travailleuses à être mères sans conséquences négatives sur leur emploi et leurs conditions de travail.
Ce message annonce aussi la prochaine Conférence des femmes de la CMT, la cinquième, qui aura lieu en octobre 2001, juste avant le 25e Congrès de la Confédération.
Selon la CMT, cette Conférence s'annonce "créative, positive et battante pour la promotion des droits des travailleuses" dans un contexte de globalisation. Les débats viseront à dégager des pistes d'intervention au bénéfice de la famille, de l'organisation syndicale et de la société dans son ensemble.


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