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LES NATIONALES
- L'AFPC a des raisons de fêter!
- Birmanie : Qui a commandé ces uniformes?
- Les désobéissantes : Un site à votre disposition!
L'INTERNATIONALE
- Women Unlimited : Un salon de l'égalité britannique et une organisation américaine
- Travail des femmes : Participez à une enquête mondiale
- France : Retrait préventif de la femme enceinte
- Plafond de verre : Une conférence à l'OIT
- Campagne internationale pour la Convention de la protection de la maternité

LES LECTURES
- Quelques lignes tracées à la craie
- Vous avez dit égalité?
- Les TIC boudent les femmes

De choses et d'autres... sur le Web :
- "Existe-t-il un mode de management féminin?"
- Forum "Femmes et mondialisation"
- "Sur notre dos! Les femmes et la mondialisation"
- Seconde "Grève mondiale des femmes"
- "Travail et emploi des femmes" de Margaret Maruani
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La Chronique de
l'Itinérant électronique


Le Cybermagazine des travailleurs
Vol. 4, no 7, 8 mars 2001 barre

Vous êtes présentement dans une chronique archivée, cliquez ici si vous désirez vous rendre à la chronique la plus récente.

Le cybermagazine des travailleurs et des travailleuses vous propose une revue hebdomadaire des actualités nationales et internationales du monde du travail et du syndicalisme.

Rédaction et production
Monique Fréchette

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Les nationales
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Pour une troisième année consécutive, la Chronique de l'Itinérant électronique est heureuse de vous présenter son édition spéciale "Journée internationale des femmes". Quoique des progrès dans les conditions de travail des femmes ont été enregistrés au cours de l'année, il reste plusieurs dossiers pour lesquels les femmes ont encore à gagner.

Nous vous présentons ici les activités spécifiques au 8 mars 2001 dans quelques grandes organisations syndicales du monde, ainsi que des dossiers d'actualité et des sites Web de femmes qui s'impliquent dans l'amélioration des conditions de vie et de travail des femmes.

N'hésitez pas à nous faire part de vos suggestions et de vos commentaires sur cette chronique spéciale.



cubeL'AFPC a des raisons de fêter!

À l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), les dirigeantes soulignent la Journée internationale des femmes en évaluant les gains et les pertes en tant que militantes pour l'égalité au sein du mouvement syndical ainsi que dans la collectivité en général. Pour elles, l'exercice consiste à prendre du recul par rapport à l'année écoulée et à évaluer les progrès réalisés en vue d'obtenir la pleine égalité pour TOUTES les femmes, plus particulièrement les plus sous-employées, nommément les femmes des Premières Nations, les femmes appartenant aux groupes raciaux visibles, les femmes ayant un handicap, les lesbiennes, les aînées et les travailleuses à faible revenu.

Selon l'AFPC, contrairement à ce que disent les médias de grande diffusion et les responsables politiques, les choses ne vont pas bien pour beaucoup de femmes au Canada. Les efforts déployés pour nous faire adhérer sans réserve à la mondialisation de l'économie et à tout ce qui s'y rattache ont un effet catastrophique sur les femmes partout dans le monde.

Cet effet, précise l'AFPC, les femmes travaillant dans le secteur public élargi le ressentent aussi. Non seulement la privatisation des milieux de travail apporte-t-elle un surcroît d'incertitude et de stress dans leurs vies sur le plan de la sécurité d'emploi et des salaires, mais il devient de plus en plus difficile pour les travailleuses d'occuper des emplois à temps plein, ou plusieurs emplois à temps partiel, tout en répondant aux besoins de leurs familles et à leurs besoins personnels en général.

Dans les faits

Dans les faits, les femmes effectuent encore plus des deux tiers du travail non rémunéré. S'ajoute à cela le fait que les compressions apportées dans les programmes sociaux, comme les soins de santé, l'éducation, la garde des enfants, l'aide sociale et d'autres programmes, ont transféré aux femmes des tâches et des responsabilités qui incombaient autrefois à l'État. Les données statistiques sont limpides : de plus en plus de travailleuses rentrent chez elles pour effectuer une charge de travail de plus en plus lourde, à savoir prendre soin des enfants, s'occuper de personnes âgées et prodiguer des soins à des malades.

Malgré les problématiques qui demeurent, l'AFPC a des belles victoires à fêter au cours de la dernière année. Mentionnons, le dossier de l'équité salariale, le congé pour une longue période pour prendre soin des parents qui est un droit pour ses membres sous les conventions collectives du Conseil du Trésor, le retrait préventif pour les agentes correctionelles enceintes ou qui allaitent qui a été acquis très récemment. À la Société des Postes, les membres de l'AFPC, ont aussi le droit de prendre un congé pour une longue période pour les soins et l'éducation de leurs enfants jusqu'à l'âge de 13 ans. Finalement, l'organisation syndicale a négocié la création d'une Caisse pour la garde des enfants et ont obtenu que la Société des Postes y contribue!

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cubeBirmanie : Qui a commandé ces uniformes?

Dans les dernières chroniques, il a souvent été question des pressions exercées par les organisations du travail pour mettre fin aux conditions de misère des travailleurs et des travailleuses qui règnent en Birmanie. Depuis plusieurs mois les organismes syndicaux internationaux et l'Organisation internationale du travail (OIT) sont sur un pied d'alerte et font pression auprès des gouvernements du monde afin qu'ils exigent le respect des normes internationales du travail en Birmanie.

Plusieurs rapports d'enquête font mention du travail forcé et du travail des enfants dans ce pays. Les ateliers de misère, où travaillent principalement les femmes, font aussi parties des dénonciations internationales. Il n'est donc pas étonnant de voir un organisme syndical s'indigner en apprenant que des autorités canadiennes feraient fabriquer des vêtements dans les ateliers birmans.

En effet, le Congrès du travail du Canada (CTC) a obtenu une copie d'un télégramme de l'ambassade des États-Unis en Birmanie selon lequel des uniformes de police devant être expédiés à Montréal étaient confectionnés dans un atelier de misère birman. Le télégramme mentionne une visite rendue à une usine de vêtements appartenant au gouvernement birman à l'issue de laquelle un Américain a «rapporté avoir vu coudre et emballer des uniformes de police à destination de Montréal».

Dans son communiqué, l'organisation syndicale nous informe que le personnel du CTC s'efforce de découvrir qui a commandé ces vêtements. «Les Canadiens et les Canadiennes ne veulent pas de produits faits dans des ateliers de misère», a déclaré Ken Georgetti, président du CTC. «Les familles travailleuses expriment très clairement qu'elles ne veulent pas que leur argent finissent dans les mains de militaires répressifs comme ceux qui sont au gouvernement en Birmanie. Ces uniformes sont sales et nous devons les retrouver.»

À l'usine où les uniformes ont été vus, le salaire de base est de 21,00 $ par mois et la semaine de travail est de 48 heures (ce qui revient à moins de 11 ¢ l'heure). L'usine appartient au gouvernement birman, régime militaire répressif qui s'est vu imposer dernièrement des sanctions par l'Organisation internationale du travail en raison des son recours flagrant et soutenu au travail forcé et autres violations des droits de la personne.

«Pourquoi est-ce que ça arrive encore?», a demandé Jean-Claude Parrot, vice-président exécutif du CTC. «Tout le monde sait depuis des années ce qui se passe en Birmanie. Au sein de l'OIT, les délégués canadiens représentant le gouvernement, les employeurs et le mouvement syndical se sont joints au reste du monde pour voter presque unanimement contre le commerce avec le monstrueux régime de Birmanie... et des entreprises canadiennes recourent encore à ses ateliers de misère et lui versent des fonds qui ne servent qu'à opprimer encore davantage le peuple de Birmanie.» Le Congrès du travail du Canada a condamné la façon dont la junte militaire traite la population de Birmanie, et particulièrement son recours au travail forcé, et il continue d'inciter le gouvernement du Canada à faire plus que de demander poliment aux entreprises de s'abstenir de faire affaire avec la Birmanie.

(Voir notre article du 22 février 2001 - Birmanie : le travail forcé persiste)

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Cyber-Solidaires

cubeLes désobéissantes : Un site à votre disposition!

«La pauvreté des femmes et la violence faite aux femmes, faut que ça cesse, ça va faire!» Stimulées par les réponses très insuffisantes des gouvernements, du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale et de l'ONU aux revendications de la Marche mondiale des femmes, alimentées par les participantes de la Montérégie qui, le 14 octobre 2000, ont osé traverser le pont Jacques-Cartier en dépit du fait qu'elles n'avaient pas réussi à obtenir les permis nécessaires et qui en sont sorties plus fortes, déterminées et solidaires, nourries aussi par d'autres actions qui ont eu lieu un peu partout dans le monde, le site Web des Désobéissantes vous propose de participer à la campagne Internet.

Désobéissantes raconte des histoires de femmes et de groupes de femmes qui refusent les rapports hommes-femmes qui perpétuent le mépris et la violence ainsi que les interdits et les conventions qui entravent la vie, et qui n'acceptent pas de se conformer à des lois qui briment injustement leur liberté. Fières, déterminées et solidaires, elles ne se laissent pas contrôler par leurs peurs, mais osent agir selon leurs valeurs et leurs convictions.

Désobéissantes suggère des actions à réaliser seule ou en groupe afin d'arriver un jour à faire passer le message que la pauvreté et la violence, ça va faire! La campagne Internet vous invite aussi à raconter vos désobéissances, les petites et les grandes, celles de votre mère et les vôtres, à suggérer et à lancer des actions. Celles qui maintiennent un site Web pourront entrer dans le cercle Internet des femmes solidaires (voir le bandeau ci-haut). À compter du 8 mars, le site situé à www.studioxx.org/desobeissantes appartiendra à toutes les femmes qui veulent en finir avec la violence et la pauvreté en "traversant des ponts".

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L'internationale
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cubeWomen Unlimited : Un salon de l'égalité britannique et une organisation américaine

En Grande-Bretagne, le 13 février dernier, avait lieu «Women Unlimited» le premier salon sur l'égalité des chances pour la femme, organisé à l'initiative du gouvernement britannique. Les organisateurs ont réuni des experts, des employeurs et des instituts de formation lors de séminaires, expositions et activités sur l'Internet. Le salon bénéficiait également du soutien de femmes ayant réussi à obtenir de hauts postes de direction dans des grandes compagnies ou de celles qui ont fondé leur propre compagnie.

En faisant une recherche sur Internet, on découvre que «Women Unlimited» c'est aussi une organisation américaine située dans l'État du Maine. Fondée en 1988 par, Dale McCormick, la première femme à terminer son apprentissage de charpentier des syndicats aux États-Unis, cette organisation se préoccupe de la formation des femmes dans les métiers non-traditionnels. Oeuvrant à l'échelle nationale et reconnu comme modèle national dans les métiers non-traditionnels, Women Unlimited exerce ses activités particulièrement dans la formation et la création d'emploi pour les femmes à faible revenu, en aidant des femmes à découvrir de nouvelles qualifications et à accomplir leurs rêves.

Women Unlimited enseigne aux femmes des métiers tels que la menuiserie, la conduite de camion, le dessin technique, la maçonnerie, la soudure, les systèmes automatisés, la construction de bateau, la conduite de machinerie lourde, la sécurité des lieux de travail, l'opération de machines-outils, et d'autres qualifications semblables.

Women Unlimited mentionne que ces métiers offrent un salaire de 20 à 30% plus élevé que dans les métiers traditionnels où se trouvent habituellement les femmes. Actuellement, le salaire moyen pour les diplômées de Women Unlimited se situe à 9$/heure bien au-dessus du salaire minimum.

Aux États-Unis, les femmes sont regroupées dans 20 corps d'emploi traditionnels, lesquels font partis des bas salaires avec des avantages minimaux. Environ 420 autres corps d'emploi sont des métiers non traditionnels pour les femmes, c'est-à-dire les travaux dans lesquels moins de 25% des ouvriers sont des femmes. Women Unlimited précise «Le marché du travail a besoin d'ouvriers, et les femmes, particulièrement les mères au travail, méritent un emploi qui fournira un salaire décent avec lequel elles peuvent supporter leurs familles.»

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cubeTravail des femmes : Participez à une enquête mondiale

cube Le 23 janvier dernier, la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) présentait officiellement son enquête mondiale sur les travailleuses.

Cette enquête doit permettre aux 156 millions de membres de la Confédération de cerner ce à quoi les femmes accordent le plus d'importance dans leur travail : le salaire, le temps de travail, la garde des enfants, etc. L'étude de la CISL demande également aux travailleuses si elles sont membres ou non d'un syndicat et si, selon elles, celui-ci répond à leurs besoins. On demande à celles qui ne relèvent d'aucun syndicat les raisons qui les ont motivées : contraintes culturelles, peur de représailles de la part de l'employeur, ou encore image négative des syndicats.

Selon la CISL, les réponses lui permettront de faire face de manière plus efficace aux préoccupations et aux besoins des travailleuses actuelles. Il s'agit d'un enjeu essentiel pour la CISL, dans la mesure où les femmes constituent désormais 40 % de la main-d'oeuvre mondiale et environ la même proportion des membres de la Confédération.

Cette enquête se fait par le biais d'un questionnaire qui a été envoyé à 25 organisations membres réparties dans le monde, mais également publié, en anglais, en français et en espagnol, sur le site internet de la CISL. Il est en outre possible d'y répondre électroniquement. Étant donné que l'objectif est de collecter des informations de la part des femmes du monde entier, à commencer par les 148 pays et territoires couverts par les organisations membres de la CISL, la vitesse et l'efficacité de cette technologie se révèle des plus importantes dans cette démarche.

«Une fois recueillies, ces informations pourraient aider à modeler l'avenir des syndicats à l'échelon mondial», précise la CISL. L'organisme international, en collaboration avec ses fédérations sectorielles, les Secrétariats professionnels internationaux, revoit actuellement les priorités, les structures et les stratégies du mouvement syndical international. Ce processus, appelé "Débat du millénaire" et qui doit s'achever vers la fin de cette année, a déjà été décrit comme "l'examen le plus approfondi du mouvement syndical international depuis sa création".

L'organisation veut s'assurer que les femmes participent pleinement et activement au Débat du millénaire et a demandé à son Comité des femmes de mener le débat sur l'égalité entre hommes et femmes. C'est dans ce contexte que le Comité des femmes a rédigé le questionnaire dont les réponses viendront alimenter les discussions. Dans un souci d'efficacité, la CISL lance un appel aux travailleuses du monde entier pour qu'elles participent à cette enquête en répondant au questionnaire le plus rapidement possible. C'est une chance que chaque travailleuse doit saisir pour aider à remodeler le mouvement syndical du futur.

Autre lien :

Les femmes veulent du changement - CISL - 30/10/2000

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cubeFrance : Retrait préventif de la femme enceinte

La Commission Européenne fait grief à la France d'une mauvaise transposition de la directive de 1992 prévoyant une dispense de travail pour la femme enceinte, accouchée ou allaitante en cas d'activité dangereuse, sans possibilité de reclassement dans l'entreprise.

Le gouvernement de la France a décidé de légiférer par voie d'ordonnance, ce qui prive le parlement de se prononcer sur le sujet.

De plus, selon les deux articles qui constituent l'ordonnance, si le médecin du travail est bien la personne désignée pour juger de la nocivité du poste, les risques sont, eux, déterminés par décret en Conseil d'État. Leur nature n'est donc pas connue a priori.

Par ailleurs, dans le cas où le reclassement dans un autre poste n'est pas envisageable, l'ordonnance prévoit que le contrat de travail soit alors suspendu et qu'une allocation journalière de maternité spécifique soit créée, selon les règles du régime général des indemnités journalières d'assurance maladie (50 % du gain journalier de base).

À l'incapacité de l'employeur à proposer un poste de travail compatible avec la protection maternelle, l'ordonnance substitue une notion d'incapacité physique de la salariée.

Pour la Confédération générale du travail (CGT), il s'agit d'une discrimination notoire liée à l'état de grossesse. Suite à une consultation, les administrateurs CGT de la Sécurité sociale ainsi que la quasi-totalité des autres organisations ont estimé que les salariés doivent bénéficier des indemnités journalières de maternité qui garantissent actuellement le meilleur niveau de rémunération pendant le congé maternité.

La CGT, qui revendique 24 semaines de congé, note que le Parlement européen propose 20 semaines de congé maternité et une protection absolue contre le licenciement durant toute la période de maternité.

Autres liens :

  • Grossesse et risques professionnels - AIMT 67

  • Grossesse et Travail - Dossier chez Méditrav

  • La maternité et le contrat de travail : durant la grossesse, Infofemmes.com

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    N'oubliez pas notre répertoire d'hyperliens!

    Si vous cherchez des sites de référence sur les conditions de travail des femmes, n'oubliez pas d'interroger notre répertoire d'hyperliens sous la thématique "Conditions de travail des femmes".

    Vous y trouverez plusieurs sites Web en droit du travail, des études sur les conditions de travail des femmes et des organismes de défense des travailleuses.



    cubePlafond de verre : Une conférence à l'OIT

    Le 8 mars, l'Organisation internationale du travail (OIT) organise une conférence destinée à mettre en valeur les prouesses de femmes qui ont réussi à franchir les obstacles souvent invisibles qui entravent systématiquement la carrière de nombreuses autres et leur barrent l'accès aux postes de haut niveau dans les organisations internationales et les entreprises.

    Cette conférence, intitulée "Le plafond de verre : Femmes et pouvoir", réunira des personnalités de la communauté des Nations Unies, d'organisations non gouvernementales, du milieu universitaire, de mouvement syndical, du monde des affaires et des médias.

    L'expression " plafond de verre" a été inventée dans les années soixante-dix aux États-Unis pour désigner les innombrables préjugés qui imprègnent les comportements et les structures, niant aux femmes la possibilité de briguer des emplois de haute direction.

    Autres liens :

  • Un nouveau document du Bureau international du travail "Breaking through the glass ceiling : Women in Management" (Le plafond de verre: Femmes et pouvoir)

  • "Les femmes sont encore victimes du plafond de verre" par Paula Schuck - London Free Press

  • "Femme et carrière - évolution, contrainte et gestion" ENAP, Louise Lemire Ph.D. - Anik Des Marais, MAP, octobre 1998

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    cubeCampagne internationale pour la Convention de la protection de la maternité

    La Confédération mondiale du travail (CMT) a choisi la Journée internationale des femmes pour lancer une campagne internationale pour la ratification et l'application de la Convention n °183 de l'OIT sur la protection de la maternité.

    Ce texte a été approuvé en juin 2000 durant la Conférence internationale du Travail, mais il doit maintenant être ratifié par les États et, surtout, mis en oeuvre.

    À ce jour, selon les informations disponibles sur le site Web de l'OIT, seulement deux pays auraient ratifié la convention 183, la Slovaquie et l'Italie.

    Dans un message aux femmes travailleuses et à ses affiliées, la CMT appelle les hommes et les femmes syndicalistes à mettre leurs efforts en commun, chacun à son niveau, pour protéger le droit des femmes travailleuses à être mères sans conséquences négatives sur leur emploi et leurs conditions de travail.

    Ce message annonce aussi la prochaine Conférence des femmes de la CMT, la cinquième, qui aura lieu en octobre 2001, juste avant le 25e Congrès de la Confédération. Selon la CMT, cette Conférence s'annonce "créative, positive et battante pour la promotion des droits des travailleuses" dans un contexte de globalisation. Les débats viseront à dégager des pistes d'intervention au bénéfice de la famille, de l'organisation syndicale et de la société dans son ensemble.

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    Lectures
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    exclamation

    Quelques lignes tracées à la craie


    Curieusement, il n'existait jusqu'à présent aucun ouvrage dans l'édition française qui fasse le point de façon exhaustive sur le droit et la condition des femmes dans le monde...

    Dans "Quelques lignes tracées à la craie", Cyrille de Théus dresse pour la première fois un panorama complet du droit des femmes en 2000.

    Rédigé sous la forme d'un échange épistolaire entre deux femmes, Hisin, une jeune bédouine et son ancienne institutrice Sara, sa lecture est particulièrement attachante.

    Ce livre est donc, dans l'édition française, un livre événement pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent s'informer sur la question.

    Un extrait : "Le Travail"

    «Autre réalité encourageante les femmes travaillent de plus en plus. C'est la conséquence de l'élévation de leur niveau d'éducation.

    Mais la médaille a son revers : elles assurent la flexibilité des économies libéralisées, en occupant la quasi-totalité des emplois à temps partiel, tout en étant moins rémunérées.

    Cette rémunération inférieure existe à tous les niveaux, dans tous les pays : de l'ouvrière indonésienne à la cadre nord-américaine.

    Pourtant, les sociétés les plus prospères sont celles où les femmes sont les plus présentes sur le marché du travail. La vieille croyance selon laquelle le chômage est provoqué par les femmes ne résiste pas à l'analyse des faits. »



    cubeVous avez dit égalité?

    Les femmes sont-elles des hommes comme les autres? Peut-on réclamer à la fois l'égalité et le droit à la différence? Est-il légitime de revendiquer sa féminité au travail? Des femmes ont accepté de témoigner et de raconter ce qu'elles ont vécu. À la demande de la Confédération générale du travail de France (CGT), sept écrivaines et écrivains se sont emparés de leurs récits et ont relaté à leur manière ces situations que l'on veut le plus souvent ignorer. L'émotivité de Catherine Citerne, l'humour noir de Didier Daenincks, les sarcasmes de Kathleen Evin, la révolte de Frédéric Fajardie, la nostalgie de Mano Gentil, la souffrance de Mounsi, l'impressionnisme de Leïla Sebbar. Selon la CGT, c'est toutes les couleurs d'un arc-en-ciel littéraire pour rappeler que l'égalité inscrite dans les textes est aujourd'hui encore un leurre dans la vie professionnelle.

    Le point de départ du recueil "Vous avez dit égalité?" se trouve être un ensemble de témoignages de femmes qui ont bien voulu, sous le sceau de l'anonymat, raconter ce qu'elles ont vécu et les traumatismes qui en résultent. Pour la confédération syndicale, dans les entreprises et à partir de ce livre, faire du syndicat ou de la CGT l'interlocuteur de ces femmes qui, quotidiennement, subissent ces discriminations, c'est répondre à une attente forte pour celles qui ne peuvent se sortir de la spirale du silence. L'organisation CGT souhaite amener ces femmes à parler de leur situation, les écouter, voir avec elles comment faire changer les choses, leur faire sentir que la CGT est là, disposée à les soutenir, les conseiller.

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    cubeLes TIC boudent les femmes

    Dans le récent rapport sur l'emploi du Bureau international du travail (BIT) on constate que les nouvelles technologies de l'information souffrent d'une sérieuse carence quant à l'accès des femmes à l'emploi.

    Bien que les TIC offrent la possibilité de procurer des emplois aux femmes et d'améliorer leur existence, celles-ci ont toujours des revenus inférieurs à ceux des hommes, sont davantage victimes du chômage et sont toujours confinées dans les emplois peu qualifiés.

    L'aspect le plus frappant de cette fracture est celui qui concerne l'usage d'Internet, les femmes étant à cet égard minoritaires aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement. Par exemple, elles ne constituent que 38 % des usagers d'Internet en Amérique latine, 25 % dans l'Union européenne, 19 % en Russie, 18 % au Japon et 4 % au Moyen-Orient.

    La plupart des internautes sont des hommes qui ont fait des études supérieures et jouissent d'un revenu supérieur à la moyenne. C'est seulement dans les pays où Internet est le plus utilisé, comme les pays nordiques et les États-Unis, que l'écart entre les femmes et les hommes a disparu.

    Selon le BIT, les schémas de la ségrégation sexuelle se retrouvent dans l'économie de l'information. «Certes, l'inégalité de rémunération est bien réelle entre ceux qui possèdent des compétences en informatique et les autres, mais elle existe aussi entre travailleurs qualifiés. Et cette inégalité est souvent aux dépens des femmes.»

    Pourtant, en Inde, la proportion de femmes qui occupent des emplois qualifiés dans l'industrie de l'informatique est passée à 27 % tandis que, depuis le début des années quatre-vingt-dix, des milliers de femmes des Caraïbes et de bien d'autres pays ont obtenu des emplois dans le domaine du traitement de données. En Ouganda, des femmes membres de l'association Sapphire Women, dont des parents sont morts du sida, tissent des paniers traditionnels qui sont vendus sur Internet avec l'aide d'une ONG américaine.

    Autres liens :

  • Femmes de la Silicon Valley, unissez-vous! Isabelle Boucq, 01net., le 20/12/2000
  • Les femmes ingénieurs se font désirer dans le monde de l'informatique, Clarisse Burger, 01 Informatique, le 15/12/2000
  • Essentielles - La page des professionnelles du web

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    cubeDe choses et d'autres... sur le Web

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    En ce 8 mars, je vous recommande la lecture du rapport d'une très intéressante étude de l'Union des cadres et ingénieurs (UCC-CFDT) "Existe-t-il un mode de management féminin?"

    Pour vous mettre en appétit, un extrait des conclusions du groupe de recherche «Bénéfiques pour les entreprises car une généralisation des pôles féminins contribuerait à transformer nos relations de travail. En effet, les femmes nous sont apparues comme ayant une vision moins segmentée des organisations. Nous sommes ainsi devant un curieux retournement de l'histoire. Les femmes ont pu accroître leur place sur le marché du travail grâce à l'organisation scientifique du travail de Taylor. Elles tendent aujourd'hui à remettre en cause l'un de ses piliers en "cassant" la séparation érigée entre les cadres et les exécutants. On nous rétorquera, à juste titre, que les hommes aussi tendent à mettre en place un management participatif et à réduire cette séparation. Mais il nous semble qu'entre les hommes managers et leurs collaborateurs subsiste encore une barrière que les femmes, elles, tendent à abattre : c'est la barrière symbolique. »

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    Les femmes seront au Sommet des peuples des Amériques en Avril 2001. Pour en savoir plus, consultez Forum "Femmes et mondialisation"

    Toujours dans le dossier "mondialisation", Anna Kruzynski et Shantala Langevin du Comité femmes SalAMI signent le texte "Sur notre dos! Les femmes et la mondialisation" sur le site du Centre des médias alternatifs du Québec (CMAQ).

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    Lors de la Journée internationale de la femme, les femmes et les filles du monde entier sont invitées à prendre part à la seconde "Grève mondiale des femmes" afin d'exiger que la société investisse dans l'enrichissement de chaque vie plutôt que l'enrichissement de seulement quelques-unes.

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    Margaret Maruani est sociologue et directrice de recherche au CNRS. Elle dirige aussi la revue "Travail, genre et société" publiée chez l'Harmattan. Son état des lieux de l'emploi féminin dans "Travail et emploi des femmes" (La Découverte, 2000) est mitigé. À lire, une entrevue réalisée par Françoise Bougenot le 2 Mars 2000

  • CHRONIQUE DE LA SEMAINE PRÉCÉDENTE
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    LES ARCHIVES DE LA CHRONIQUE

    Une bonne semaine à tous et à toutes!

    Monique Fréchette
    Pour m'écrire : mf@itinerant.qc.ca



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    ISSN 1481-0069
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